Armes chimiques - Entretien de Jean-Yves Le Drian avec le directeur général de l’organisation d’interdiction des armes chimiques, Fernando Arias (31 octobre 2018, Paris)

Jean-Yves Le Drian reçoit aujourd’hui Fernando Arias, directeur général de l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

Cette rencontre se tient dans un contexte de réémergence globale des armes chimiques, employées depuis 2012 par des acteurs étatiques et non étatiques au Levant, en Asie et en 2018, en Europe, sur le territoire du Royaume-Uni. Le ministre marquera que ces événements et ce contexte exigent une réponse forte de l’OIAC.

M. Le Drian et M. Arias feront un point sur le dossier chimique syrien, en particulier les fortes incertitudes qui demeurent sur la déclaration initiale syrienne à l’OIAC et les enquêtes en cours sur les cas d’emplois d’agents toxiques recensés en Syrie par l’organisation au cours de l’année 2018.

Le ministre évoquera avec son interlocuteur la mise en œuvre de la décision adoptée en juin dernier pour renforcer les moyens de l’Organisation, qui prévoit en particulier la création d’un mécanisme d’attribution chargé d’identifier les auteurs d’emplois d’armes chimiques en Syrie. De tels mécanismes sont indispensables pour réaffirmer l’interdiction d’employer ces armes et pour dissuader de leur utilisation.

M. Le Drian rappellera que la protection du régime de non-prolifération chimique est essentielle à la préservation de notre système de sécurité collective et qu’il en va de la responsabilité des États parties à la Convention de la protéger et de s’engager pour n’accepter aucune impunité pour tous les acteurs impliqués dans l’emploi de ces armes, le développement de programmes militaires chimiques ou le transfert de matières sensibles ou à double usage vers des laboratoires des pays proliférant.

C’est dans cet esprit que la France a lancé le 23 janvier 2018 un partenariat international contre l’impunité de l’utilisation d’armes chimiques. Rejoint par 38 États et l’Union européenne, le partenariat a rendu public sur son site internet les noms de plus de deux cent individus et entités sanctionnés pour leur rôle dans l’emploi ou la prolifération de ces armes.

Source : https://www.diplomatie.gouv.fr/

Dernière modification : 31/10/2018

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