Conférence OAP (20-22 juin 2018, Amsterdam) [nl]

Comme l’explique avec brio F.X de Vaujany, fondateur, presqu’inventeur des conférences de l’OAP avec Nathalie Mitev, lors de cette 8ème édition : il s’agit bien d’une stratégie lorsque l’on choisit d’organiser des réunions de travail à partir d’un point de rendez-vous connu à la dernière minute, pour cheminer côte à côte en groupe, à son rythme, et offrir ainsi une chance supplémentaire de créer des interactions inédites et des projets innovants, comme il le propose aux entreprises (Open Walked Event-based Experimentations (OWEE)).

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De la même façon, la digitalisation croissante de notre univers de travail, a un impact réel sur le type d’espaces que l’on va privilégier pour nos réunions, suivant notre âge, le type de réunions, notre position dans un organigramme d’université, notre degré d’interculturalité et notre sexe, comme nous l’ont présenté 2 doctorantes de la TU d’Eindhoven.

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Ce thème des nouvelles formes de travail a été celui des deux passionnantes journées de conférence, qui ont eu lieu à la Vrije Universiteit d’Amsterdam (VUA), du 20 au 22 juin 2018. La genèse de cette conférence internationale est le séminaire dénommé « Organizations, Artifacts & Practices (OAP) », qui a été créé en 2011, et lancé à Paris, à partir de l’initiative conjointe de l’université Paris-Dauphine et de la London School of Economics (LSE), aujourd’hui relayée par le Kings’s College. Il porte sur le lien entre matérialité, spatialité et dynamiques sociales. Par exemple, quel est vraiment le rôle des bâtiments, de l’urbanisme, des objets, des nouvelles technologies, des applications, des gestes, des corps dans les dynamiques sociales, organisationnelles et politiques ? Pour y répondre au mieux de l’état de l’art, la conférence est pluridisciplinaire, rassemblant professeurs, praticiens et doctorants de différentes disciplines comme, la sociologie, la philosophie, l’architecture, l’urbanisme, la psychologie, les sciences de l’ingénieur et l’économie. L’OAP regroupe chaque année entre 80 et 120 chercheurs d’une vingtaine de pays, et cette année, la barre des 150 a été franchie grâce au dynamique partenariat avec la Vrije Universiteit van Amsterdam et la Hogeschool de La Haye. Cet événement a été ainsi l’occasion d’une rencontre entre la communauté académique française, 30% des participants, et la communauté universitaire locale, et les débats furent, en effet, particulièrement fructueux ainsi que les échanges plus informels.

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La Consule générale, Anne Genoud, qui a ouvert la Résidence à cette occasion, en lien avec l’Institut français et l’Ambassade de France, pour offrir de clore ce séminaire de façon tout à la fois, conviviale et partenariale, a rappelé combien ces 4 universités sont reconnues pour l’excellence de leur enseignement et de leur recherche. « Elles peuvent fleurter avec les meilleures places des classements internationaux ou nationaux, tout un symbole pour s’appuyer tout naturellement sur ces coopérations bilatérales, voire trilatérales ici, afin de gravir la marche qui mène aux projets européens. »

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Le temps de la valorisation est à l’ordre du jour aussi, avec la publication prévue d’un ouvrage collectif aux éditions américaines Palgrave Macmillan, dont la réputation n’est plus à faire, ainsi que d’articles au sein de revues à comité de lecture scientifique, qui viendront couronner les workshops et les présentations à plusieurs voix.

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Cela entre particulièrement en résonnance avec la 16ème conférence Erasme-Descartes, qui aura lieu à Paris les 15 et 16 novembre prochains, pour parler de façon, sociologique, mais aussi, en terme de mobilité, de santé et de culture, de l’intelligence artificielle, et de ses défis. 150 personnalités du monde de la recherche, de l’entreprise et de la société civile vont se rassembler à cette occasion, de façon bilatérale franco-néerlandaise, dans un premier temps. Cette conférence possède la particularité de se faire en osmose avec 14 jeunes talents qui proposent leur vision des débats, les retranscrivent et les animent en duo avec un chercheur.

Les programmes et prix de mobilité développés par l’ambassade et ses partenaires, peuvent aussi être intéressants dans la suite des travaux de cette conférence comme nous l’a exprimé avec enthousiasme et détermination, Sytze Kingma, l’organisateur de la conférence du côté de la Vrije Universiteit van Amsterdam.

En effet, le partenariat se poursuivra, au travers notamment du réseau France-Alumni Pays-Bas qui sera lancé cette année, permettant comme l’ « OAP conference », de tisser un lien naturel avec le monde économique, au sens large du terme. Il n’est plus question alors de droit à la déconnexion, comme présenté par Timon Beyer, chercheur allemand invité en séance plénière, au sujet des nouvelles pratiques de travail !

Dernière modification : 23/07/2018

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