Conférence sur le climat conjointement organisée avec l’ambassade d’Allemagne : “Climate change and sea level rise by 2100 : How do we deal with it ?” (20 novembre 2018, La Haye) [nl]

Le 20 novembre 2018, les Ambassades d’Allemagne et de France aux Pays-Bas ont organisé, à la Résidence de France à La Haye, une table ronde sur le climat et les conséquences de la montée des eaux. Le volet concernant l’adaptation au changement climatique est en effet complémentaire de celui concernant son atténuation. Tous deux doivent être appréhendés en parallèle, dans la ligne de l’Accord de Paris. Comme l’a rappelé l’Ambassadeur de France aux Pays-Bas, S.E.M. Philippe Lalliot, le changement climatique emporte d’ores et déjà des conséquences concrètes, comme l’ont douloureusement expérimenté la France et les Pays-Bas avec l’ouragan Irma.
A la lumière des conclusions du dialogue de facilitation de 2018 et du rapport du GIEC, il apparaît que, si rien n’est fait, au rythme actuel de nos émissions de gaz à effet de serre (GES), le niveau de la mer pourrait s’élever de 1 mètre en 2100, entraînant des dommages irrémédiables sur les territoires insulaires et les zones côtières.

Des scientifiques et experts de haut niveau, français, néerlandais et allemands, ont ainsi pu présenter leurs travaux et évoquer des pistes de renforcement de nos coopérations, pour adresser une réponse globale au défi du changement climatique. S’appuyer sur la nature et sur l’innovation sont apparus comme des mots d’ordre de ce séminaire réunissant plus de 70 personnes, dont M. Jaap Smits, commissaire du Roi et Mme Agnès Mulder, présidente de la commission de l’infrastructure et de la gestion des eaux à la Seconde chambre. Jaap Kwadijk (DELTARES) a souligné que la montée du niveau de la mer pourrait être beaucoup plus importante que prévue actuellement et s’élever à +1m, +2m ou +3m à l’horizon 2100. Audrey Bethinger (INRA) a présenté l’étude réalisée par le groupement scientifique Allenvi, révélant les grandes incertitudes pesant sur les Pays-Bas. Andreas Wurpts (land de Basse-Saxe) a noté que les efforts d’adaptation nécessaires variaient selon les localisations. Enfin, Hermen Borst (Commission Delta) a soutenu que les Pays-Bas faisaient face à une multitude de problèmes qui compliquent la protection contre la mer. Il s’agit de la montée généralisée du niveau de la mer, des extrêmes météorologiques plus fréquents, des fluctuations dans le débit des fleuves et de l’affaissement du sol.

Enfin, S.E.M. Marcin Czepzlak, ambassadeur de Pologne, a dévoilé les enjeux de la présidence de la COP24 qui se tiendra du 2 au 14 décembre 2018 à Katowice en Pologne. Elle constituera un jalon essentiel dans la poursuite de deux objectifs majeurs de l’accord de Paris et le rehaussement de l’ambition des États d’ici 2020. Cette dernière accordera une place importante également à la question de la préservation des océans et de la biodiversité.

Le séminaire a été conclu par Mme Ingrid Jung, ministre-conseillère de l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne, qui a marqué le lien entre le réchauffement de la planète et la montée des eaux. La lutte contre le changement climatique d’une impérieuse nécessité est devenue une urgence.

Discours prononcé par Philippe Lalliot, Ambassadeur de France aux Pays-Bas (anglais) :

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Conférence sur le climat : Discours prononcé par Philippe Lalliot, Ambassadeur de France aux Pays-Bas (anglais)
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Dernière modification : 22/11/2018

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