Coopération France - Pays-Bas : un cadre pour le futur

Relevé de conclusions des ministres des Affaires étrangeres de la République Française et du Royaume des Pays-Bas.

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Pays fondateurs de la construction européenne, la France et les Pays-Bas entretiennent de longue date des relations d’amitié et de confiance qui se sont trouvées confortées dans les dernières années, tant du point de vue européen que dans le domaine international.
A l’occasion de contacts fréquents au cours des derniers mois, les Ministres des Affaires étrangères Hubert Védrine et Jozias van Aartsen sont convenus de l’intérêt d’élargir et d’approfondir encore cette coopération.
Deux objectifs président à ce rapprochement : travailler plus souvent ensemble et mieux se comprendre. A cette fin, deux volets principaux ont été distingués pour notre coopération : l’aspect politique, qui renvoie à des initiatives communes dans un certain nombre de domaines, et l’intensification des échanges entre les deux sociétés civiles.

1)Intensification de la concertation sur les sujets d’intérêt commun :

Nos deux pays ont décidé d’engager une coopération accrue aux niveaux des gouvernements, des ministres et des fonctionnaires au moyen de rencontres régulières et de l’échange de diplomates.

S’agissant des thèmes politiques, nous avons décidé de développer des initiatives dans les domaines suivants :

Questions européennes et internationales :

- l’avenir de l’Europe ;
- l’élargissement de l’Union européenne ;
- l’action extérieure de l’Union, la PESC et la PESD : son efficacité et sa cohérence ;
- les questions de sécurité ;
- les dossiers régionaux, notamment la Russie, le Proche-Orient, les Balkans Occidentaux, l’Asie et l’Afrique ;
- les conséquences du ’11 septembre’ ;

Questions bilatérales :

- l’immigration ;
- la poursuite des consultations à haut niveau sur la drogue.

2) Intensification de la coopération et de la communication entre nos deux sociétés civiles :

Nous nous sommes par ailleurs engagés à intensifier la communication entre les sociétés civiles et la coopération culturelle entre nos deux pays. A cette fin, nous avons identifié les initiatives suivantes :

- l’instauration d’une concertation à haut niveau concernant les questions culturelles et les langues (les deux pays sont l’un pour l’autre un pays de destination prioritaire s’agissant de la diffusion culturelle) ; cette concertation prendra une forme pragmatique ’’d’entretiens annuels’’ dont le secrétariat sera assuré par les services culturels des deux ambassades ;
- la promotion d’un "dialogue culturel" plus étroit avec l’aide de l’Institut Néerlandais et de l’Institut Français des Pays-Bas (Maison Descartes). Ces deux structures seront amenées à définir une partie de leur programmation en commun et concluront une convention à cette fin ;
- le développement de l’Université franco-néerlandaise ;
- la promotion d’un dialogue sur des thèmes de la politique étrangère avec le concours des instituts de recherche, notamment sous l’angle de l’intégration et de la construction européennes ;
- l’échange de journalistes ;
- l’organisation de conférences "Erasme-Descartes" sur des thèmes d’intérêt commun par le moyen d’une coopération étroite entre les deux Instituts culturels. Ces conférences porteront sur des questions importantes dans les deux sociétés : ainsi en 2002, l’Institut Néerlandais organisera-t-il à Paris un colloque sur la "Société multiculturelle" ; en 2003 l’IFPB organisera à Amsterdam un colloque sur "l’État et la demande sociale" ;
- la rédaction d’un répertoire des acteurs de la coopération franco-néerlandaise par les instituts susmentionnés.

Des moyens financiers supplémentaires seront dégagés par les deux pays afin de mettre en oeuvre les opérations nouvelles.

Cette intensification de la coopération bilatérale sera caractérisée par une approche avant tout pragmatique et fonctionnelle, s’appuyant autant qu’il est possible sur les structures existantes comme l’Institut Néerlandais, l’Institut Français des Pays-Bas (Maison Descartes), l’IFRI, le CERI ou l’institut Clingendael, ainsi que les établissements d’enseignement supérieur "têtes de réseau" de l’Université franco-néerlandaise (Lille et Utrecht).

Un conseil de coopération franco-néerlandais, structure souple présidée par les deux ministres et associant des personnalités issues des différents milieux impliqués dans la relation bilatérale, veillera à la coordination de l’ensemble et à la définition d’une stratégie innovante. Les deux ministres des affaires étrangères pourront désigner des suppléants.

Dernière modification : 07/06/2006

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