Diversité culturelle [nl]

Dès les années quatre-vingt-dix, les Français ont défendu la notion d’exception culturelle dans les relations internationales, à l’occasion des négociations du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) lorsque se posa la question de savoir si la libéralisation des échanges devait s’appliquer aux biens et services culturels.

En affirmant que la culture ne pouvait être considérée comme une banale marchandise, en réclamant pour chaque État le droit d’encourager ses créateurs, la France entendait aider au maintien des diverses traditions qui constituent le patrimoine culturel de l’humanité.

C’est la même ambition qui inspire son action pour la diversité culturelle au sein des enceintes internationales vouées à la promotion de la culture, comme le Conseil de l’Europe, l’Unesco et Réseau international des politiques culturelles (RIPC) : favoriser la libre circulation des œuvres de l’esprit, tout en veillant à ce que chaque culture, bénéficiant d’une égale dignité, puisse assurer les conditions de sa survie et de son constant renouvellement.

La France souhaite que la diversité culturelle soit érigée en principe du droit international, et a proposé l’adoption par l’Unesco en 2005 d’une convention mondiale sur la diversité culturelle.

Il existe sept conventions culturelles qui favorisent la promotion de la diversité culturelle en affirmant que la diversité culturelle est un atout indispensable pour réduire la pauvreté et pour réaliser un développement durable.

L’acceptation et la reconnaissance de la diversité culturelle - en particulier grâce à l’utilisation novatrice des médias et de l’information et des communications (ITC) - sont propices au dialogue entre les civilisations et les cultures, le respect et la compréhension mutuelle.

Dernière modification : 22/05/2017

Haut de page