L’enseignement supérieur aux Pays-Bas

L’enseignement supérieur néerlandais regroupe l’enseignement scientifique (W.O.) et l’enseignement supérieur professionnel (H.B.O). Le premier type d’enseignement est assuré par les universités, le deuxième par les "hogescholen". Le système est fortement décentralisé et les établissements y jouissent de plus d’autonomie que dans l’enseignement français.

I. Organisation de l’enseignement supérieur

Les Pays-Bas comptent 656 300 étudiants (chiffres de 2011), dont 416 000 (63.5%) %) dans les établissements professionnels (hogescholen) et 241 700 (36.5 %) dans les universités, pour une population globale de 16,71 millions d’habitants, soit environ 3,49% de la population.

A. Système d’enseignement supérieur

L’organisation de l’enseignement supérieur néerlandais dans son ensemble est actuellement déterminée par la loi de 1992 sur l’Enseignement supérieur et la Recherche (Wet op het Hoger Onderwijs en Wetenschappelijk Onderzoek, WHW). Cette loi régit : l’enseignement supérieur professionnel (Hoger Beroepsonderwijs, HBO), l’enseignement universitaire (Wetenschappelijk Onderwijs, WO), l’enseignement supérieur à distance ainsi que l’évaluation de l’enseignement supérieur.

Elle fixe aussi les règles concernant les 8 hôpitaux universitaires et 2 des organisations de recherche : l’Académie Royale Néerlandaise des Sciences (Koninklijke Nederlandse Academie van Wetenschappen, KNAW) et la Bibliothèque Royale (Koninklijke Bibliotheek).

Le système comprend deux types d’établissements :

- les Universités : elles sont au nombre de 13 et proposent un enseignement académique conçu dans la perspective de la recherche fondamentale et appliquée. Elles bénéficient toutes d’un financement public. Leurs statuts sont variables : 9 sont des universités d’État (universités de Groningue, Leyde, Maastricht, Rotterdam, Utrecht, Wageningue, Delft, Eindhoven et Twente), 1 est municipale (l’Université d’Amsterdam) et 3 sont confessionnelles de droit privé (l’université libre d’Amsterdam, de confession protestante, l’université catholique de Tilburg et l’université catholique de Nimègue).
- les Écoles Supérieures Professionnelles (hogescholen) : au nombre de 41 (56 en 2000), elles dispensent un enseignement spécialisé préparant à l’exercice d’une profession. Elles peuvent être publiques ou privées.

À ces deux types d’établissements s’ajoute l’Université Ouverte des Pays Bas (Open Universiteit Nederland ou OUNL). Reconnu par l’État, cet établissement créé en 1984 dispense des formations pour adultes, exerçant une activité professionnelle ou dans l’impossibilité de suivre - ou qui n’ont jamais pu suivre - un cursus régulier. L’enseignement est dispensé par télé-enseignement et par correspondance. En 2012, elle comptait 25 938 inscrits.

B. Financement

Les universités et les universités des sciences appliquées accréditées reçoivent une subvention du Ministère de l’enseignement, de la culture et de la science (OCW) en fonction de la durée moyenne des études – les établissements ont en effet l’obligation de limiter le taux d’échec - et en fonction du nombre de diplômés en Licence et Master. Le premier flux (eerste geldstroom) est une somme forfaitaire (lump sum) du ministère OCW.
Dans le cas de l’université de Wageningen, cette somme est attribuée par le ministère néerlandais des affaires économiques, de l’agriculture et de l’innovation. Les établissements disposent de ce lump sum à leur gré, dans le respect des règles générales du budget (investissement, personnel et exploitation). Ce premier flux a été de 1415 M€ en 2012. Il représente 60% du budget de fonctionnement des universités. Le financement public est complété par les droits d’inscription et de scolarité, par des subventions d’autres ministères et d’entreprises et par des activités telles que de la recherche scientifique sur une base contractuelle (essentiellement des financements de la NWO, l’organisation pour la recherche néerlandaise).

C. Bourses et aides aux étudiants

Tout étudiant reçoit une bourse de l’État, le « studiefinanciering » et peut choisir l’université ou la hogeschool dans laquelle il souhaite étudier. Le montant de la bourse mensuelle varie entre 94 € (si l’étudiant habite chez ses parents) et 260 €. La première est restée stable ces dernières années alors que la seconde a augmenté de manière significative. Un supplément de bourse peut être accordé sur la base des revenus des parents (aux alentours de 200 €).

Ces deux prestations sont considérées comme un prêt non remboursable si un diplôme est obtenu dans les 10 ans. L’étudiant peut également demander un prêt plafonné à l’organisme de gestion des bourses qu’il remboursera après ses études (taux 2,74%). Les jobs étudiants sont extrêmement répandus et constituent pour la plupart d’entre eux un apport financier important qui a cependant tendance à rallonger la durée moyenne des études.

Chaque étudiant néerlandais possède une carte qui lui permet de voyager en transports en commun dans tout le pays (gratuité qui s’applique soit le week-end, soit en semaine, selon les souhaits de l’étudiant).

Enfin, depuis la rentrée 2007, les étudiants peuvent percevoir leur bourse d’étude à l’étranger, sans même être inscrit au sein d’un établissement néerlandais. Les étudiants devront pour cela justifier d’une présence effective aux Pays-Bas pendant au moins trois des six dernières années avant le début de leurs études sans condition de nationalité. Cette politique a été mise en place pour encourager la mobilité sortante des étudiants néerlandais.

D. Rapports avec les pouvoirs publics, gestion des établissements

La tutelle du système d’enseignement supérieur est assurée pour l’essentiel, au niveau national, par le Ministère de l’Éducation, de la Culture et des Sciences, quelques établissements spécialisés relevant du Ministère de la Santé, du Bien-Être et des Sports ou du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche (université agronomique de Wageningue par exemple). Les pouvoirs publics déterminent l’orientation de l’enseignement et la politique éducative par la législation, notamment, tous les deux ans, grâce à un plan pour l’enseignement supérieur et la recherche (Hoger Onderwijs en Onderzoek Plan, HOOP). Les orientations ainsi définies sont mises en œuvre au niveau local par les administrations provinciale et communale.

- Autonomie

La caractéristique essentielle du système des universités et des hogescholen est sa décentralisation, qui résulte du principe constitutionnel de liberté de l’enseignement. Les établissements disposent d’une grande autonomie, tant pour leur organisation interne (et notamment le recrutement du personnel enseignant) que pour la définition de leurs programmes d’études, qui peuvent ainsi varier substantiellement dans un même champ disciplinaire. Cependant, les programmes obéissent à des prescriptions spécifiques pour faire partie du registre du Centraal Register Opleidingen Hoger Onderwijs (CROHO), le registre national des formations de l’enseignement supérieur. Cette inscription est requise pour obtenir le financement public, la reconnaissance professionnelle et les bourses pour les étudiants inscrits.

- Accréditation

La tendance est à l’évaluation de la qualité de l’éducation, et à la mise en place de nouveaux systèmes d’accréditation. Les établissements ont dû mettre en place de véritables politiques de contrôle de qualité qui conditionnent l’attribution des crédits. Ils sont également très avancés en matière d’accréditation et régulièrement « visités » par des commissions d’évaluation.

Le système d’assurance qualité a été remplacé en 2002 par un système indépendant d’accréditation commun avec la Flandre belge (NVAO) qui assure la qualité des programmes d’enseignement qui doivent dorénavant être accrédités tous les six ans.

- Gouvernance

Les universités néerlandaises sont dirigées par le Conseil d’administration (College van bestuur/CvB) formé de trois personnes maximum : le président, le recteur et un troisième administrateur tous trois désignés par le comité de surveillance (Raad van toezicht) de l’Université (voir MUB 1998, la loi sur la modernisation de la gestion universitaire). Les membres du CvB sont des gestionnaires professionnels à temps plein. Ils sont responsables de la stratégie de l’établissement, de sa politique internationale, des contacts avec les entreprises et les autorités ainsi que de la qualité des formations et de la recherche. Les présidents sont assez souvent issus du monde de l’entreprise ou de l’administration publique. Le caractère scientifique de l’université est incarné par le recteur issu du corps professoral et qui gère la recherche et les aspects scientifiques. Il est entre autre formellement responsable des soutenances de thèses. Il est dispensé de ses activités professorales et de recherche le temps de son mandat. Les universités sont organisées en facultés, elles-mêmes divisées en départements. Plusieurs comités sont chargés de conseiller le CA sur des sujets spécifiques : recherche, enseignement, vie étudiante, éthique, etc. Chaque faculté comprend un conseil de faculté et un comité de direction, présidé par le doyen, qui arrête notamment les programmes d’enseignement et de recherche et les règles internes à chaque faculté en accord avec le règlement de l’université. La direction des facultés comprend différentes commissions auxquelles participent les étudiants.
La gestion des hogescholen s’appuie sur les mêmes principes d’autonomie et de participation des étudiants (ils prennent part notamment aux Conseils consultatifs de gestion). La gestion quotidienne est assurée par un CA également composé de trois personnes. Ils sont contrôlés par un Conseil de supervision (Bestuurraad). La différence principale réside dans le fait que les Hogescholen, en tant qu’institutions d’enseignement professionnel, ne possèdent pas de « recteur magnifique ».


II. Organisation des études, enseignements dispensés

L’enseignement supérieur est un système binaire : les deux types de cursus sont nettement séparés.

voir schéma ci-après

enseignement supérieur aux Pays-Bas - JPEG

A. Universités

Le nombre d’étudiant par université varie d’environ 9 000 pour l’université agronomique de Wageningue à près de 33 000 pour l’Université d’Amsterdam (UvA). La plupart des universités comptent entre 10 à 20 000 étudiants, les hogescholen en comptent de 5 000 à plus de 34 000 étudiants.

Disciplines

- 3 universités scientifiques et techniques : universités techniques de Delft, Eindhoven et Twente ;
- 1 université agronomique : université de Wageningen ;
- 9 universités pluridisciplinaires(sachant que toutes ne dispensent pas l’ensemble des formations) : les 2 universités d’Amsterdam, les universités de Groningue, Leyde, Utrecht, Nimègue, Maastricht, Rotterdam et Tilburg.

Répartition des étudiants par filière dans les universités (2011) :

Filières d’études Nombre d’étudiants (en milliers)
Economie 191.6
Comportement et société 114.6
Technique 95.9
Enseignement 69.4
Sanrté 68.5
Langues et cultures 50.7
Droit 28.3
Physique, Mathématiques, Informatique 18.9
Agriculture et Biologie 15.3
Disciplines transversales 3.1
TOTAL 656.3

(Sources : CBS/OCW/DUO)

Conditions d’accès : pour accéder à l’université, les élèves doivent être titulaires du baccalauréat général (Voorbereidend Wetenschappelijk Onderwijs, VWO), qui s’obtient en 6 ans après la fin de 7 ans d’enseignement primaire (Basisonderwijs). Un accès est aussi possible après la 1ère année de HBO (propedeuse).

Diplômes délivrés :

Le cursus universitaire dure généralement quatre ans ou quatre ans et demi. Les diplômes de niveau Bac+5 sont moins répandus. Les Pays-Bas ont adopté le système Bachelor-Master à la rentrée scolaire 2002-2003. Il se traduit par un parcours universitaire sur un modèle 3-4(5)-8 et par un système de crédits conforme à l’ECTS (European Credit Transfert System). Une année universitaire équivaut à 60 crédits, un crédit correspondant à 28 heures de travail.

Le Bachelor s’obtient en trois ans, soit 180 crédits, avec une évaluation et une proposition d’orientation à la fin de la première année correspondant à un enseignement généraliste (« année propédeutique »). Elle est destinée à l’observation, voire à la réorientation des étudiants et est généralement sanctionnée par un examen, la « propedeuse ».

Le Master s’obtient en général en un an avec 60 crédits. Le Master néerlandais n’équivaut donc généralement pas au Master français mais bien à l’ancienne Maîtrise (ou M1).

Certaines formations nécessitent néanmoins un nombre plus important de crédits pour délivrer un Master : médecine, pharmacie, vétérinaire, formation d’enseignants, diplômes d’ingénieurs, notamment. En outre, le Ministère néerlandais de l’Éducation privilégie la distinction entre « Master » et « Master de recherche », les premiers sur 4 ans, les seconds sur 5 ans. Le Doctorat reste lui de 8 ans. En 2009, les universités néerlandaises ont offert 431 programmes de Bachelor et 855 programmes de Master.

Diplômes propres à l’enseignement universitaire :

- le doctoraal ou Master , qui s’obtient après 4 ans d’études, 5 ans pour certaines spécialités (philosophie, certaines disciplines scientifiques), 6 au maximum (pour la médecine notamment). Le titre obtenu varie en fonction des disciplines : Master of Science (MSc), Master of Arts (MA) ; Master of Laws (LLM).

- le doctoraat est un équivalent du Doctorat français (ou du PhD américain). Les Néerlandais qui préparent ce diplôme ne sont plus étudiants : ils ont le statut soit d’« assistant en formation » (AIO), et sont payés par l’université où ils effectuent leur recherche, soit de « chercheur en formation » (OIO), et sont alors rémunérés par le NWO (Organisation Néerlandaise pour la Recherche Scientifique) ou par le STW (Fondation pour les Sciences Techniques).

B. Hogescholen

Disciplines : les hogescholen couvrent 7 grands secteurs :

- agronomie
- arts (arts appliquées, théâtre, musique, danse, arts plastiques...) ;
- économie et gestion (économie et économie appliquée, commerce, gestion, hôtellerie) ;
- soins de santé et paramédical (formations d’infirmiers, d’ergothérapeutes, de diététiciens, formations de cadres dans le domaine de la santé etc.) ;
- pédagogie (formations des instituteurs et des maîtres) ;
- social (formations des animateurs, assistants sociaux et socioculturels, formations des éducateurs spécialisés etc.) ;
- ingénierie et technologie (formations technologiques, formation des laborantins, formations nautiques)Les grands établissements regroupent généralement plusieurs de ces secteurs. Les filières les plus suivies sont l’économie, l’enseignement technologique et l’enseignement.

Diplômes délivrés : les titres obtenus, après 4 à 6 années d’études, sont celui d’ingénieur (ing.) pour l’enseignement technologique et l’enseignement agronomique, et de baccalaureus (bc.) pour les autres formations supérieures professionnelles. Les diplômés peuvent aussi porter le titre anglo-saxon de bachelor (B.) Les institutions de HBO sont désormais également habilitées à délivrer des diplômes de Master.

Les titulaires d’un diplôme de HBO sont totalement qualifiés pour exercer leur profession sans études supplémentaires ni inscription auprès d’une association professionnelle.

Conditions d’accès : il est nécessaire d’être titulaire soit du diplôme de fin d’études secondaires générales (niveau d’une classe de première en France), le HAVO (Hoger Algemeen Voortgezet Onderwijs), qui s’obtient en 5 ans après la fin de l’enseignement primaire, soit du baccalauréat général (VWO), ou encore de sortir de l’enseignement secondaire professionnel (Middelbaar Beroepsonderwijs, MBO).


III. Principaux atouts du système d’enseignement supérieur

L’enseignement supérieur néerlandais est un enseignement de qualité, particulièrement dans les universités. La gestion des établissements est jugée efficace, les conditions de vie et d’études y sont très bonnes. Le mode de financement place les établissements dans une logique de concurrence pour attirer les meilleurs (ou le plus grand nombre) étudiants, enseignants et chercheurs.

A. Domaines d’excellence

Les Pays-Bas possèdent une longue tradition universitaire, dont les universités de Utrecht, Leyde ou encore d’Amsterdam sont les héritières. Les filières d’excellence relèvent clairement du champ universitaire, dont la recherche, qui s’effectue au sein des universités, est considérée comme un atout pour attirer les meilleurs étudiants.

Les études scientifiques et techniques, notamment dans les universités techniques (Tu Delft, Eindhoven et Wageningen), sont de grande qualité et reconnues internationalement. La recherche y est active et les doctorants très bien intégrés au milieu de la recherche néerlandaise.

Enfin le savoir-faire des hogeschool dans le domaine de la formation pratique et de l’insertion des étudiants dans le milieu professionnel constitue également un atout réel, comme le démontre l’attrait des étudiants pour ses formations courtes et pratiques.

B. Absence de sélection

Il n’y a pas aux Pays-Bas de principe de sélection comparable au système français. Tout étudiant ayant satisfait à la formation exigée et obtenu un diplôme de fin d’études secondaires, VWO pour l’université, HAVO, VWO ou MBO pour l’enseignement supérieur professionnel, peut prétendre à être admis dans la formation supérieure de son choix. Mais, parallèlement, les institutions elles-mêmes peuvent exiger telle ou telle connaissance spécifique, comme les mathématiques pour un étudiant qui vise une inscription en faculté de physique. En outre, il existe un numerus clausus pour les études médicales (avec tirage au sort pondéré), et une sélection spéciale pour les filières artistiques à l’entrée des hogescholen ; il existe aussi une commission de placement pour certaines disciplines, qui détermine dans quelle université l’étudiant pourra faire ses études.

Toutefois, dans le cas où le nombre d’inscriptions est supérieur au nombre de places disponibles dans une formation, le principe du numerus fixus (loten ou tirage au sort) est appliqué. Ce numerus fixus est appliqué pour les dossiers qui n’ont pas été jugés assez bon pour être admis d’office dans une formation supérieure. Les formations supérieures pour lesquelles il y a un numerus fixus peuvent varier d’une année à l’autre suivant le rapport entre le nombre d’inscriptions et le nombre de places disponibles.

C. Relations universités-entreprises

Les liens avec le monde du travail et les entreprises sont nombreux et très poussés. C’est également une priorité du gouvernement. Tous les étudiants ont par la loi le droit à des conseils personnalisés, avec une attention particulière portée à l’orientation et l’insertion des minorités.

Chaque année une étude sur l’insertion des étudiants des HBO (HBO Monitor) et des universités (Universities Monitor) est publiée. Les établissements formant à un métier particulier ont l’obligation légale de discuter avec la profession des contenus d’enseignement.

Les autorités néerlandaises ont mis en place diverses structures pour favoriser les échanges entre le milieu universitaire et le milieu industriel (ce qui se traduit par une mobilité importante entre les universités et l’industrie) :

- les centres de transfert des universités, dont la mission est de mettre en relation les laboratoires et les entreprises, de gérer les contrats de recherche et de promouvoir les transferts technologiques ;

- les pépinières d’entreprises, à proximité de plusieurs universités technologiques (Twente, Eindhoven, Nimègue), dont le succès résulte d’une bonne synergie entre les milieux universitaires, industriels et bancaires ;

- les parcs scientifiques qui, sur le modèle américain, visent à stimuler la coopération entre chercheurs dans le domaine des hautes technologies (Maastricht, Leyde, Groningue) ;

- la Fondation pour les Sciences Techniques (Stichting voor de Technische Wetenschappen, STW), dont le rôle est de promouvoir les recherches techniques et de veiller à l’application et à la commercialisation des résultats obtenus ; son conseil d’administration comprend des représentants de grandes sociétés multinationales, des grands organismes publics de recherche, de plusieurs universités et de deux Ministères ;

- les centres d’innovation (Innovatie Centra), qui fournissent informations et conseils aux PME, mettent ces dernières en contact avec les instituts technologiques et les grands groupes industriels, et fournissent une expertise sur les applications possibles des nouvelles technologies ;

- l’organisation néerlandaise pour la recherche scientifique appliquée (Nederlandse Organisatie voor toegepast-natuurwetenschappelijk Onderzoek, TNO) : élément important du dispositif d’innovation technologique, il comprend 13 instituts autonomes, dans des domaines comme la technologie industrielle, l’énergie, l’environnement, la nutrition et l’alimentation, la santé, la défense et les constructions. C’est l’un des plus grands organismes européens de recherche sous contrat ; son activité est essentiellement orientée vers le marché.


IV. Coopérations existantes avec les établissements d’enseignement supérieur

A. français

Coopération universitaire

Les contacts personnels entre universitaires français et néerlandais sont nombreux, mais les établissements concernés n’entretiennent pas nécessairement des relations institutionnelles suivies. Un certain nombre d’accords inter-universitaires existe néanmoins (évalués à plus de 200) entre établissements français (grandes écoles comprises) et néerlandais, parfois dans des secteurs de très haut niveau. Il est par contre très difficile de se faire une idée précise du nombre d’accords encore en activité.

Le Réseau Franco-Néerlandais / Frans-Nederlandse Academie (www.frnl.eu), en collaboration avec l’Ambassade de France aux Pays-Bas, recensent actuellement ces coopérations.

Echanges d’étudiants

En 2010-2011, les étudiants néerlandais ont choisi en priorité comme pays de destination le Royaume-Uni (5 800), la Belgique (4 450), l’Allemagne (2 100), les Etats-Unis (1 700), l’Espagne (1 350) et la France (1 250). La « mobilité de degré » (degree mobility) vers la France est peu développée. Les étudiants néerlandais privilégient notamment les filières et diplômes anglo-saxons.

Pour ce qui est du programme Erasmus, la France a accueilli 654 Néerlandais. Ce qui la place en 5e position après l’Espagne (1 350), la Grande Bretagne (1 192), l’Allemagne (783) et la Suède (655). Pour l’année universitaire 2010-2011, environ 2 000 étudiants français sont venus étudier aux Pays-Bas, dont 1106 en échange Erasmus.

Réseau franco-néerlandais

Pour favoriser la coopération dans les domaines de l’enseignement supérieur entre les deux pays, un réseau a été créé en novembre 2001 : le Réseau franco-Néerlandais de l’Enseignement Supérieur (RFN). Les principales actions du RFN/FNA relèvent de trois grands domaines : l’information et le conseil, les services à la mobilité, et le dialogue des sociétés civiles.

Ce Réseau en tant que centre d’expertise doit contribuer à l’intensification de la coopération franco-néerlandaise dans l’enseignement supérieur et la recherche :

- en stimulant les projets universitaires et de recherche franco-néerlandais ;
- en comparant les systèmes et les critères d’accréditation des formations, en informant sur les niveaux des qualifications et les résultats des évaluations de qualité ;
- en stimulant la mobilité des étudiants et des chercheurs à l’aide de programmes de bourses ;
- en renforçant les programmes d’échanges ;
- et en stimulant les échanges intellectuels et culturels au sein de la vie universitaire.

Les activités sont coordonnées à partir de l’université de Lille 3, Pour de plus amples informations, consulter le site du RFN : www.frnl.eu

Département d’études françaises

Cinq universités néerlandaises disposent d’un département d’études françaises (Leyde, les deux universités d’Amsterdam, Nimègue, Utrecht). Les départements de langue et culture françaises ont perdu 50% de leurs effectifs globaux en moins de 10 ans. D’autres universités disposent de sections de français, où l’on propose cet apprentissage pour compléter un cursus particulier, mais sans diplôme linguistique spécifique. D’autres ne disposent pas de tels cours (Twente, Rotterdam). Dix universités possèdent des centres de langue où les étudiants peuvent apprendre le français. Mais la plupart des centres ne propose pas de cours pour débutants.

Partenariat Hubert Curien « Van Gogh » et bourses "Ecoles"

À partir de 1997, un programme de Partenariat Hubert Curien, anciennement Programme d’Actions Intégrées (P.A.I.) franco-néerlandais intitulé « VAN GOGH », inspiré des procédures du même type fonctionnant déjà entre la France et d’autres pays européens, a été mis en place pour soutenir des opérations de coopération scientifique et technique de haute qualité entre les établissements d’enseignement supérieur et de recherche et les organismes publics de recherche des deux pays. Ce programme est mis en œuvre, du côté français, par le ministère des Affaires étrangères, en liaison avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, du côté néerlandais, par l’Organisation Néerlandaise pour la Recherche Scientifique (NWO) pour le compte du Ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Science.

Le Réseau Franco-Néerlandais accorde également des aides financières à la mobilité, appelées bourses « Eoles », destinées à des étudiants en Master et à des doctorants, toutes disciplines confondues, pour des séjours d’études ou de stages aux Pays-Bas.

CONTACTS UTILES

Institut français des Pays-Bas
Service de coopération et d’action culturelle / Pôle universitaire scientifique
Anna Paulownastraat 76
2518 BJ Den Haag
Tél. 00 31 (0) 70 312 58 83
Site internet de l’Ambassade : www.ambafrance-nl.org

A. Organismes universitaires

NUFFIC
(Nederlandse organisatie voor internationale samenwerking in het hoger onderwijs)
Postbus 29777
2502 LT DEN HAAG
Tél. 00 31 (0) 70 426 02 60
Fax : 00 31 (0) 70 426 03 99
Site internet : www.nuffic.nl

VSNU
(Vereniging van Samenwerkende Nederlandse Universiteiten)
Leidseveer 35 - P.O. Box 19270
3501 DG UTRECHT
Tél. 00 31 (0) 30 236 38 88
Fax : 00 31 (0) 30 233 35 40
Site internet : www.vsnu.nl

Vereniging van hogescholen
Postbus 123
2501 CC Den Haag
Tél. : 00 31 (0) 70 312 21 21
Fax : 00 31 (0) 70 312 21 00
Site internet : www.hbo-raad.nl

B. Organismes publics de recherche

MINISTÈRE DE l’ÉDUCATION, DE LA CULTURE ET DES SCIENCES
(Ministerie van Onderwijs, Cultuur en Wetenschappen)
Rijnstraat 50
Postbus 16375
2500 BJ Den Haag
Tél. 00 31 (0) 70 412 34 56
Fax : 00 31 (0) 70 412 34 50
Site internet : www.minocw.nl

KNAW
(Koninklijke Nederlandse Academie van Wetenschappen)
P.O. Box 19121
1000 GC AMSTERDAM
Tél. 00 31 (0) 20 551 07 00
Fax : 00 31 (0) 20 620 49 41
Site internet : www.knaw.nl

NWO
(Nederlandse Organisatie voor Wetenschappelijk Onderzoek)
P.O. Box 93138
2509 AC DEN HAAG
Tél. 00 31 (0) 70 344 06 40
Fax : 00 31 (0) 70 385 09 71
Site internet : www.nwo.nl

TNO
(Nederlandse organisatie voor toegepast- natuurwetenschappelijk onderzoek)
Schoemakerstraat 97
2628 VK DELFT
Postbus 6000 - 2600 JA DELFT
Tél. (+31) 15 269 69 69
Fax : (+31) 15 261 24 03
Site internet : www.tno.nl

Dernière modification : 18/09/2017

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