Presse néerlandaise du jeudi 2 mai 2002

La campagne pour les élections législatives
néerlandaises, le 15 mai prochain, est entrée dans une nouvelle phase et la
plupart des grands titres y ont trait ce matin.

Sur le plan international, les manifestations du 1er mai
en France et les voitures piégées qui explosé à Madrid et Barcelone font la
une.

 

NRC Handelsblad d’hier soir : "Des
émeutes marquent la Fête du travail – Arrestations à Sydney et Berlin", "Le Pen : Chirac souille l’image du
pays
", "La FNV prend la défense des clandestins", "Blair redoute également
l’effet Le Pen"

Trouw  : "Kok doit
soutenir Melkert – La direction du PvdA craint que la Liste Pim Fortuyn ne
devienne le premier parti aux élections", "Les Français protestent contre Le
Pen"

de
Volkskrant
 : "Melkert en a ras-le-bol
des ’jérémiades’ à propos de son image", "Descendus dans la rue contre la ’lepénite
aiguë’
"

Algemeen
Dagblad
 : "Les politiques sont
laxistes avec le courrier des électeurs – Presque 60 % des lettres restent sans
réponse – Une enquête AD", "Une bombe de
l’ETA explose avant le match Real-Barcelone
"

De Telegraaf  : "La FNV : les
syndicats doivent inscrire aussi les clandestins", "Une voiture piégée explose
avant le match Real-Barça"

 

 

 

Le
dossier du jour : Campagne
électorale

 

" Les partis
politiques établis ont ouvert l’offensive contre Fortuyn
mercredi, en
mettant en place l’artillerie lourde", écrit le Volkskrant en page 3. " Le leader PvdA Melkert a déclaré que ’le
cynisme et la superficialité repoussante’ de Fortuyn le faisait ’vomir’
. Le leader VVD Dijkstal lui a reproché de
pratiquer la ’politique du mégaphone’
. Il se comporte en yo-yo’, a dit le leader
CDA Balkenende
. Sévères, aussi, ont été les critiques de grandes
personnalités politiques comme le premier ministre Kok , qui a mis en garde contre un ’nationalisme
introverti’
. L’ancien leader VVD
Bolkestein a déclaré qu’avec Fortuyn comme premier ministre, les Pays-Bas
auraient ’l’air con’
. Il a dit qu’il jugeait grotesque de devoir voir
Fortuyn comme premier ministre, à côté de chefs d’Etat comme Chirac et
Blair."

"Bolkestein, qui est maintenant commissaire européen,
s’est immédiatement attiré une riposte de Fortuyn, qui l’a traité de lâche et
qui a aussi reproché aux autres partis de mal se comporter à son égard. ’Je bous
de colère’, a déclaré Fortuyn."

" Selon les
sondages d’opinion, son parti, la Liste Pim Fortuyn, est désormais le troisième
parti du pays
. A en croire les derniers chiffres de NIPO/2Vandaag, le VVD obtiendrait maintenant 24 sièges, la
LPF 26
. La montée de Fortuyn semble se poursuivre, l’effritement des autres
partis aussi. Tous les partis redoutent
que celui de Fortuyn ne devienne le premier et qu’on ne puisse pas former de
gouvernement sans lui
. Dans ce cas, a déclaré hier soir le ministre VVD des
Finances, Zalm, il faudra former un gouvernement minoritaire VVD-CDA. Mais son
collègue de parti Bolkestein a mis en garde contre une politique isolationniste.
A l’étranger, cela a été contre-productif, selon
Bolkestein."

"Depuis Groningue, le leader GroenLinks Rosenmöller a
incité le VVD à ouvrir l’offensive contre Fortuyn, hier soir : ’Allez,
Dijkstal, c’est ton plus grand concurrent.’ Pratiquement au même moment,
Dijkstal fulminait à Rotterdam : ’Fortuyn crie quelque chose au coin d’une rue
et lorsque les citoyens se présentent, il est déjà ailleurs à crier tout à fait
autre chose’."

"Pieter Korteweg, entrepreneur et auteur du programme
électoral du VVD, a mis en garde contre des changements de gouvernement à
l’italienne, si Fortuyn arrive au pouvoir. Le leader PvdA Melkert a mis en garde
contre la glaciation sociale que Fortuyn finirait par apporter. Tout comme
Dijkstal, Balkenende s’interroge aussi
sur la crédibilité de Fortuyn
Ses
positions changent chaque semaine. Il ne propose pas de solutions.’ C’est ce que
Balkenende a déclaré lors de la présentation de son livre Anders en beter
[autrement et mieux], l’après-midi à La
Haye. Il a répété ses critiques à Hoogeveen, le soir. ’Fortuyn ne dégage pas de
fonds supplémentaires pour les soins et l’enseignement. Il abandonne la lutte
contre la criminalité de groupe et ne lutte pas contre les bouchons.’ Le livre
de Balkenende, tiré à sept mille exemplaires, est une compilation des discours qu’il a
prononcés durant le dernier semestre
."

" Anders en
beter’ est une mise en accusation de l’idéologie de Paars et un plaidoyer en
faveur d’une nouvelle approche morale de la politique
", souligne le Trouw (p.3). " La thèse centrale du livre est que la
coopération entre le PvdA et le VVD n’a pas été le début d’un nouveau
développement, mais qu’elle a marqué la fin de la situation traditionnelle
.
La gauche et la droite s’avéraient capables de coopérer, par un ’troc
pragmatique de souhaits’. Mais cela n’a pas débouché sur la rénovation
idéologique, et encore moins sur une constellation qui soit encore
’reconnaissable et inspirée’."

" Maintenant que
la division gauche-droite touche à sa fin, selon Balkenende, une nouvelle
dualité s’esquisse
. D’un côté, il y a le courant qui ’navigue en premier
lieu à la boussole de la philosophie communautaire, de la qualité de la vie en
commun et qui est sensible aux aspects immatériels de l’existence’. De l’autre
côté, Balkenende place le courant qui vise ’la matière, la liberté de
consommation et l’individualisme’. Il classe Paars dans les aspects
matériels."

" Le CDA opte pour
l’approche immatérielle, pour l’attention qu’on porte au prochain, pour la
liberté de choix et la responsabilité des personnes, pour la liberté
d’initiative sociale
. Balkenende pense ainsi s’associer à une tendance
sociale exprimée il y a un an, dans une étude du Comité national des 4 et 5 mai
 : ’Les Néerlandais sont à la recherche de sécurité, de respect, de
reconnaissance et de protection dans un monde complexe et incertain’. Il
rappelle aussi une enquête du Sociaal en
Cultureel Planbureau
qui constate que les moins de quarante ans – tout juste
un peu plus jeunes que Balkenende – sont plus ouverts aux valeurs et aux normes,
à la philosophie, à la religion et à l’église."

S’agissant du PvdA, le même Trouw remarque dans une analyse que " la direction du PvdA est en désarroi sur la
stratégie à suivre dans sa campagne, parce qu’il est de plus en plus douteux
qu’il puisse conserver sa position de premier parti politique
". " Le parti commence à tenir sérieusement
compte de la possibilité que la Liste Pim Fortuyn devienne le premier parti
.
Il ressort de ses propres sondages internes qu’il n’est pas impensable que le
groupement de Fortuyn provoque effectivement un glissement de terrain politique.
C’est l’ultime scénario noir pour le
PvdA
 : l’idée que le plus grand ennemi politique des sociaux-démocrates,
l’homme qui fonde sa campagne sur l’opposition à tout ce que défend le PvdA,
pourrait devenir le nouveau premier ministre des
Pays-Bas."

"Dans le dernier sondage NIPO/2Vandaag publié hier, le
PvdA obtient 30 sièges, ce qui représenterait une perte historique de 15 sièges.
Fortuyn, par contre, voit sa liste monter d’un siège de plus et atteindre 26
sièges à la Deuxième Chambre. Avec
encore deux semaines de campagne électorale, l’avance du PvdA sur Fortuyn se
réduit dangereusement
."

L’enquêteur Maurice de Hond a prévenu récemment que les
sondages n’étaient pas tout à fait fiables. Selon De Hond, presque un tiers des
électeurs néerlandais ne sait pas encore pour quel parti il va voter
." "Et
c’est justement Fortuyn qui a su jusqu’à présent attirer les électeurs
flottants."

" Le PvdA misait
sur les succès de Paars, la campagne de fond et la base traditionnelle
. Cette campagne présentait systématiquement
Melkert comme le futur premier ministre
. Maintenant que les sondages d’opinion sont
défavorables, cette campagne de ’premier ministre’ se retourne contre
Melkert
. Les critiques grossissent, bien que ses collègues de parti
préfèrent s’arracher la langue plutôt que de le reconnaître ouvertement à la
veille des élections. Mais il y a des fédérations qui renvoient des affiches de
Melkert, qui ne souhaitent pas le recevoir et qui sont fâchées parce qu’il
arrive toujours en retard."

"Quand on dit ouvertement quelque chose de négatif par
les temps qui courent, on est assuré de l’attention des médias. C’est ainsi que
le président du PvdA, Ruud Koole, a
soupiré dans Nieuwe Revu que Melkert
n’était hélas ’pas une idole’
. Koole avait ’espéré’ que Melkert exprimerait
mieux, avec plus de vivacité, les idéaux sociaux-démocrates. Mais hélas, le
message, manifestement, ne passe pas, a constaté
Koole."

" Melkert a
vivement réagi hier, en déclarant qu’il en avait ’ras-le-bol’ que tout le monde
présente sa femme et lui comme un ’couple d’idiots’
. Et son offensive a été
pleinement soutenue par le premier ministre Kok."

 

Commentaire

" La campagne
électorale est entrée hier dans une nouvelle phase rageuse
", constate
l’éditorialiste du Trouw . "Il y a
tout lieu d’admettre que la direction du PvdA lance sciemment des attaques
directes. Cela a quelque chose de tragique, car en définitive le parti ne fera
du tort qu’à lui-même, comme l’a montré l’histoire de la chute du CDA, il y a
huit ans."

La "susceptibilité" que
manifestent les leaders PvdA "conforte l’image du PvdA comme parti de régents,
qui, ces dernières années, a réagi aux critiques en haussant les épaules, a
minimisé ses erreurs en disant ’désolé’ et a évité le débat"
. "Il est encore
plus gênant de constater que, manifestement, Melkert et son entourage n’ont
toujours pas compris que cette attitude n’est pas convenable vis-à-vis de
citoyens critiques et indépendants." " Ce
PvdA crispé est mûr pour l’opposition
."

A noter, cependant, que l’électorat du CDA préfère une coalition
avec le PvdA et GroenLinks
, selon une enquête Interview-NSS mentionnée par
le Volkskrant (p.3) du 30 avril.
54 % sont partisans de cette coalition, 36 % se prononcent pour une
coalition de droite avec le VVD et la Liste Pim Fortuyn, alors que 39 %
jugent une association à la Liste Pim Fortuyn inadmissible.

 

Actualité internationale

 

Pays-Bas – Allemagne

" La majorité des
Néerlandais estime qu’il est grand temps d’inviter le chancelier fédéral
Schröder à la Commémoration des morts et à la Fête de la libération
", relève
le Trouw à la une. "C’est ce qui
ressort d’un sondage d’opinion effectué par Intromart pour le compte du
programme télévisé Rondom Tien
(NCRV)."

Ce programme qui sera diffusé sur la première chaîne ce
soir laissera la parole aux partisans et adversaires d’une présence allemande
les 4 et 5 mai. Le Nationaal Comité 4 en
5 mei
ne sera pas de la partie. Il estime qu’un tel débat n’est pas
souhaitable juste avant les 4 et 5 mai.

Le point de vue du Comité n’est partagé que par une
minorité de Néerlandais. A la question de savoir s’il faut attendre qu’il n’y
ait plus d’anciens résistants et de victimes des camps de concentration en vie
pour inviter le chancelier fédéral allemand, 59 % des personnes interrogées
répondent "non".

 

Actualité intérieure

 

"L’état du pays"

Le Volkskrant
a publié hier un cahier spécial de sept
pages
dans lequel le journal de centre-gauche, dans la perspective des
élections législatives, rend compte des points de vue et des griefs des
habitants de trois quartiers de caractère différent, un quartier déshérité de
Nimègue où autochtones etallochtonesvivent sans véritable contact, un quartier
neuf près de Culemborg où l’on se plaint surtout de la mauvaise accessibilité,
et un quartier "blanc" à l’est d’Amsterdam dont les habitants se préoccupent de
la ségrégation, mais inscrivent tout de même leurs enfants dans une école
blanche.

" Les citoyens
néerlandais sont mécontents du rôle des autorités et se retirent dans leur
propre quartier
", concluent les reporters au bout d’un mois d’enquête. " Ils résolvent de plus en plus leurs
affaires eux-mêmes et ne s’occupent guère des autres
. Ils s’irritent de l’ingérence ’détailliste’
de l’administration et reprochent aux administrateurs de ne pas bien accomplir
les grandes tâches publiques (sécurité, infrastructures, lutte contre les
nuisances)
."

"Au niveau national, les citoyens s’intéressent de moins
en moins à l’élite administrative – qui est de plus en plus une caste de
professionnels recrutés dans les partis politiques, lesquels fonctionnent comme
des machines à emplois et, compte tenu de leur base extrêmement réduite du point
de vue numérique, ne sont plus un reflet représentatif de la société. Cette
couche administrative supérieure n’arrive pas à résoudre les problèmes qui
préoccupent les citoyens : la lenteur des soins, la dégradation qualitative de
l’enseignement. Le point de rupture qui semble se révéler est que
l’administration nationale persiste à adopter une attitude de régent, alors que
les citoyens se sont émancipés et défendent leurs intérêts avec assurance. Dans
la démocratie télévisuelle, les citoyens se blasent plus vite et deviennent plus
sensibles à des politiques (Rosenmöller, Fortuyn) qui parlent sans trop de fard.
Tout bien considéré, ce point de rupture n’était pas encore atteint en 1994, à
la veille de Paars. La coalition Paars prolongeait les vieilles habitudes sous
une nouvelle forme. Il s’avère maintenant – aussi ailleurs en Europe – que les
citoyens ressentent de moins en moins le besoin d’assurer la continuité des
structures existantes et de plus en plus celui de disposer de services qui
facilitent leur développement individuel. L’image que les citoyens ont des autorités
a considérablement changé : soyez conciliant et innovateur dans le domaine
public, mais ne vous approchez pas trop du citoyen dans le domaine privé, à
moins qu’il ne le demande lui-même
."

"L’émancipation des citoyens satisfaits est allée de pair
avec une forte croissance de la prospérité, en dépit du coût (aussi bien
financier qu’émotionnel) de l’accueil de centaines de milliers de migrants, une
circonstance qui exige de beaucoup de Néerlandais une grande capacité à
encaisser, sans qu’ils puissent exercer beaucoup d’influence politique sur ce
phénomène."

" Il est
encourageant de noter qu’on prévoit un taux de participation élevé le 15
mai
. Les électeurs pas (encore)
indifférents
."

 

Van Nieuwenhoven

Le Trouw du
30 avril a présenté dans sa rubrique Mensen Jeltje van Nieuwenhoven, numéro 2 de la
liste électorale du PvdA
et première présidente de la Deuxième Chambre. "Van
Nieuwenhoven (née à Weststellingwerf en 1943) est devenue membre du PvdA au
début des années soixante-dix, après s’être agacée d’une affaire ayant trait à
l’enseignement. En 1973, elle a commencé à travailler pour la Fondation Wiardi
Beckman. Elle l’a fait jusqu’en 1979, lorsqu’elle est devenue la collaboratrice
du président du parti de l’époque. Plus tard, les Rooie Vrouwen [femmes socialistes] lui
ont demandé pourquoi elle ne devenait pas députée." " L’injustice est l’une de ses principales
motivations
. ’Et pas seulement quand il s’agit des femmes. Appelez-moi une
sociale-démocrate de la vieille école si vous voulez, mais l’idée du partage
équitable de la connaissance, du pouvoir et des revenus m’occupe
beaucoup’."

 

Economie, Finances

 

Clandestins

"La FNV, le jour de la Fête du travail, a ouvert ses bars
aux travailleurs clandestins", annonce le Telegraaf dans son grand article à la
une. "Ils peuvent désormais devenir membres des quatorze syndicats FNV. C’est ce
que le président de la centrale syndicale, Lodewijk de Waal, a annoncé hier. Il
veut qu’on mette fin à l’exploitation des travailleurs en situation illégale.
Son organisation reste opposée à l’embauche illégale, mais elle n’est pas contre
les travailleurs clandestins."

"Le Syndicat des travailleurs illégaux (VIA) loue
l’initiative de la FNV. Il organisera avec le concours de la FNV des
consultations durant lesquelles les clandestins pourront par exemple dénoncer
des abus dans l’agriculture sous serre. Un porte-parole du VIA juge qu’il est
encore trop tôt pour dire si le syndicat rejoindra FNV Bondgenoten, le premier
syndicat des Pays-Bas" (également Algemeen Dagblad pp.1 et 18, Trouw p.5, de Volkskrant
p.1E).

 

Affaires françaises 

 

Outre plusieurs comptes rendus événementiels des
manifestations pour et contre Le Pen ( NRC Handelsblad pp.1 et 5, de Volkskrant p.1, Trouw pp.1 et 6, De Telegraaf p.11), on retiendra le
parallèle qu’Anet Bleich trace entre le chef de file de l’extrême-droite
française et Pim Fortuyn, dans sa chronique du Volkskrant du 1er
mai.

"Le Pen est effectivement un politique d’un autre type
que Pim Fortuyn", conclut la journaliste après un tour d’horizon ironique de
l’extrême-droite en Europe. "Fortuyn n’a pas de petits copains néo-nazis. Il
n’appellerait jamais Auschwitz ’un détail de l’histoire’. Il ne veut pas
expulser les étrangers, comme Le Pen. Ce sont de vraies différences, qui
comptent. Mais faut-il vraiment nous estimer heureux avec un phénomène politique
qui monte comme une comète et qui veut ’seulement’ fermer les frontières, qui
propage un message d’adaptation et qui qualifie d’arriérée la religion d’une
grande partie des immigrants établis ici ?"

"En France, la gauche et la droite se sont ralliées
maintenant à Chirac. Le président défend au nom de 80 % des Français les
principes de la Révolution française (je le reconnais : nous vivons des temps
bizarres). Chirac ne veut pas de débat avec le Pen, parce qu’on ’ne peut pas
discuter avec la haine et l’intolérance’. Cela fait des jours que des centaines
de milliers de citoyens français manifestent sous la devise : ’Sauvez la
République !’ Et nous, que faisons-nous ? Nous nous ébaudissons de
l’intermezzo du Soundmixshow."

Sur le plan culturel, le film "Le Petit Poucet" reçoit un
accueil partagé ce matin. Si le Trouw (p.19) le juge "kitsch", l’ Algemeen Dagblad (p.24) le recommande
comme "passionnant film familial" et le Telegraaf (p.19) le qualifie de "petit
chef d’œuvre", qui ne convient malheureusement pas aux tout
petits.

 

Dernière modification : 21/04/2010

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