Presse néerlandaise du lundi 12 septembre 2011

- Trouw (chrétien progressiste) : Une approche dure de la pédophilie expose davantage les enfants aux risques.

- De Volkskrant (centre gauche) : Commémoration sobre du 11 septembre.

- AD Haagsche Courant (indépendant populaire) : Encore des larmes [11 septembre].

- De Telegraaf (populaire) : La racaille dans des camps de rééducation.

- Het Financieele Dagbald : Les Pays-Bas fiscalement très attrayants.

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ACTUALITE INTERNATIONALE

Syrie

Le Trouw (p.8) indique qu’« Assad donne son accord au plan de la Ligue Arabe pour la paix en Syrie » et cite le ministre des Affaires étrangères français, Alain Juppé, qui a déclaré hier que c’était un ‘scandale’ qu’il n’y ait toujours pas de résolution des Nations unies condamnant la Syrie ». Ce journal estime qu’avec cette déclaration, le ministre français « augmente la pression sur la Russie, qui jusqu’à présent protège Assad ».


AFFAIRES EUROPEENNES

Crise de l’euro

Le sauvetage de la Grèce continue d’occuper les pages des journaux. Dans l’édition de samedi du Volkskrant, quatre universitaires néerlandais donnent leur point de vue : Rick van de Ploeg, Université libre d’Amsterdam et Université d’Oxford - Steven Brakman, Université de Groningue - Casper de Vries, Université d’Erasme - Harard Benink, Université de Tilburg. Ces quatre spécialistes s’accordent au moins sur un point : « les Grecs ne paieront jamais leurs dettes aux autres pays de la zone euro. Le gouvernement néerlandais devra dire cela tôt ou tard aux électeurs ». Le Trouw de son côté, dans son supplément De Verdieping de samedi, titre « la démocratie est trop lente pour cette crise » et constate que « les dirigeants européens sont confrontés à des difficultés. Ils doivent trouver une position commune et obtenir le soutien de leur parlement. Dans une démocratie, l’électeur compte aussi. Est-il possible de sauver une monnaie de cette manière ? » Ce matin, dans son éditorial du Volkskrant, Fokke Obbema estime que « l’enthousiasme des politiques pour la proposition du Premier ministre, Mark Rutte, et le ministre des Finances, Jan Kees De Jager, de nommer un ‘super commissaire pour l’euro’ est excessif, bien que l’idée en soi ne soit pas mauvaise. En effet, une telle nomination demanderait un changement du Traité européen, ce qui prendrait des années. (…) Réductions budgétaires drastiques ou non, au sein de la zone euro ou non, la réalité est qu’un allègement de la dette est inévitable pour la Grèce (…). Rutte et De Jager doivent expliquer aux citoyens néerlandais que, de toute façon, la Grèce va nous coûter de l’argent. Et cela ne suscitera pas le même enthousiasme que la proposition d’un super commissaire. Mais pour le sens des réalités, ce sera bien plus utile ».

Dans ce contexte, le Trouw note ce matin que « Berlin menace de laisser la Grèce faire faillite. Les banques françaises sont sous pression ». Le journal se réfère à « l’article du ministre allemand des Affaires économiques, Philipp Roesler, publié hier dans Die Welt, dans lequel celui-ci écrit qu’une faillite de la Grèce n’est plus un tabou pour l’Allemagne ». Le journal note que « la Grèce rencontrera des problèmes de paiement si l’Allemagne lui retire son aide au cas où elle n’atteindrait pas les objectifs de réductions budgétaires (…) Des sources françaises ont laissé entendre à l’agence de presse Bloomberg que les banques françaises BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole sont menacées de dégradation dans les prochains jours à cause des obligations grecques en leur possession (…). Bloomberg cite deux sources anonymes qui estiment une dégradation probable ». Le journal signale que « les ministres des Finances du G7, réunis à Marseille ce weekend, ont assuré qu’ils soutiendront les banques maintenant que la crise de la dette européenne risque de provoquer une récession mondiale ». Le Trouw conclut que « la réunion n’a pas débouché sur des mesures concrètes ».


ACTUALITE INTERIEURE

VVD

Le Volkskrant de samedi publie une interview du président du groupe parlementaire VVD, Stef Blok, sous le titre :« Pas de marchandage, M. le ministre ». Le chef de file du groupe libéral de la Deuxième Chambre « ne veut en aucune façon faire preuve de compréhension pour ‘la gaffe’ du ministre de la Défense à propos de Kunduz [M. Hillen a déclaré à un hebdomadaire que cette mission était militaire et non civile]. « Il s’agit de concessions demandées par des partis qui y attachent de l’importance. En tant que ministre, on doit s’y tenir. Il ne faut pas marchander avec ce qui a été convenu ». Interrogé sur le thème du respect dans la société, M. Blok explique que « ce gouvernement y a donné une traduction libérale en prenant des mesures : le secrétaire d’Etat [à la Sécurité et la Justice] Fred Teeven a ainsi introduit un alourdissement des peines pour les exactions commises envers les représentants de l’ordre. (…) L’essence du libéralisme est que l’Etat se limite à quelques tâches essentielles et veille à leur réalisation. (…) La coopération avec le CDA [au sein de la coalition gouvernementale] est considérée comme bonne et M.Blok estime que « même pour nous, ce serait une bonne chose que les chrétiens-démocrates se ressaisissent ». (..) Sur l’Euro, « nous sommes le pays qui défend la ligne la plus dure en Europe. C’estnécessaire pour sauver l’euro et l’exportation. Cela ne sera possible que si nous mettons fin aux marchandages ».

Carte d’identité nationale

Le Telegraaf de samedi consacre un grand article à la gratuité de la carte d’identité : la Cour de cassation a estimé vendredi 9 septembre que ce document devrait être fourni gratuitement à compter du 12 septembre 2011. En 2004, un citoyen néerlandais avait porté plainte contre les coûts liés à une pièce d’identité devenant obligatoire en 2005. Le Telegraaf rappelle qu’en 2010, 1,8 million de Néerlandais ont fait une demande de carte d’identité et estime que le jugement de la Cour de cassation coûtera aux pouvoirs publics entre 70 et 80 M€. « Le ministre des Affaires intérieures, M. Donner, va évaluer les conséquences de cette décision avec l’Association des Communes néerlandaises (VNG). Les partis d’opposition PvdA et D66 sont d’avis que l’Etat doit en supporter les conséquences financières : « ce ne sont pas les communes qui ont rendu la carte d’identité obligatoire. Elles doivent recevoir une compensation », a souligné le député PvdA Pierre Heijnen. M. Leers, ministre de l’immigration et de l’Asile, a fait savoir au nom de son collègue de l’Intérieur que le gouvernement estime pour sa part que les communes devront supporter une partie de la charge financière : ‘les communes ont tout aussi intérêt à ce que les gens puissent s’identifier, c’est une responsabilité sociale’ ».

AFFAIRES ECONOMIQUES

Attractivité fiscale des Pays-Bas

Le Financieele Dagblad de ce matin consacre sa une et une page intérieure à l’attractivité fiscale des Pays-Bas : « 80 des 100 plus grandes sociétés mondiales ont établi un holding ou une société financière aux Pays-Bas ». Le quotidien financier note que « le rôle des Pays-Bas devient de plus en plus important. Les plus populaires sont les ‘BFI’, des institutions financières spécifiques gérées par des trusts ». Le journal explique que « ces BFI assurent 75% du total des investissements directs à l’étranger. Sur la liste des plus grands investisseurs, publiée en juillet dernier par le FMI, les Pays-Bas se trouvent au-dessus de pays comme les Etats-Unis, le Luxembourg et le Royaume Uni » (…). « Pourtant, rien ne touche tant à la susceptibilité du ministère des Finances que le fait d’évoquer les BFI », remarque le journal dans un autre article. « Celui qui qualifie les Pays-Bas de paradis fiscal doit s’attendre à un solide lobby venant de La Haye. En 2006 et en 2007, la Somo (fondation qui évalue les entreprises multinationales) concluait, après avoir étudié toutes les mesures fiscales en vigueur durant cette période, que les Pays-Bas sont bel et bien un paradis fiscal. Le 4 mai 2009, les Pays-Bas figurent aux Etats-Unis sur une liste entre les Bermudes et l’Irlande (…) mais après une lourde pression de La Haye, la Maison Blanche a enlevé les Pays-Bas de la liste ».


LA FRANCE DANS LA PRESSE NÉERLANDAISE

Le Trouw publie un grand article sur Paris dans son supplément « Voyages » du week-end.

Le Telegraaf se fait brièvement l’écho d’un article du Journal du Dimanche et des déclarations de Robert Bourgi concernant des « sacs pleins d’argent pour l’Elysée ».

Cette revue de presse ne prétend pas à l’exhaustivité et ne reflète que des commentaires ou analyses parus dans la presse néerlandaise, qui n’engagent en rien le point de vue propre de l’ambassade de France aux Pays-Bas.

Dernière modification : 12/09/2011

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