Presse néerlandaise du lundi 22 janvier 2007

Le remboursement des emprunts pour études risque de devenir plus coûteux aux Pays-Bas. En effet, en échange des "améliorations" apportées par le gouvernement Balkenende au système de financement des études - introduction du crédit pour les droits d’inscription, assouplissement des modalités de remboursement, maintien des bourses en cas de séjour d’études à l’étranger... -, un projet de loi déposé à la Deuxième Chambre la semaine dernière prévoit le passage du taux d’intérêt de 2,7 à 3,7 pour cent, le 1er septembre prochain.
La hausse du taux d’intérêt et le nouveau système de remboursement ne s’appliquant qu’aux étudiants qui n’ont pas encore contracté d’emprunt plus tôt, l’organisation estudiantine ISO recommande d’emprunter au moins un euro durant l’année universitaire en cours. Les futurs emprunts seront alors traités selon le vieux système.

de Volkskrant (centre gauche) : "Le coût des emprunts pour études augmentera de plus d’un tiers - Les organisations d’étudiants sont outrées", "’Madame le Président’ - Hillary Rodham Clinton veut retourner à la Maison Blanche"
De Telegraaf (populaire) : "Quand même plus de victimes d’accidents pyrotechniques - Mille blessés lors d’un Nouvel An ’calme’", "Gel et neige en perspective"
Trouw (chrétien progressiste) : "L’Amérique est-elle prête pour une femme ? Les Démocrates devront choisir entre Hillary Clinton et Barack Obama", "Le Napoli échoué perd du pétrole et des conteneurs"
AD Haagsche Courant (indépendant populaire) : "Davantage de plaintes contre Van D." (fait divers), "Le porte-conteneurs risque de chavirer"

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LE DOSSIER DU JOUR :Aménagement du Territoire

"Le prochain gouvernement devra faire de grands investissements stratégiques dans le domaine de la rétention des eaux, de l’énergie et des transports", écrit le journal d’affaires Het Financieele Dagblad à la une. "L’immobilisme entraîne de grands risques, affirme le Conseil VROM (Logement, Aménagement du Territoire et Environnement) dans une recommandation qu’il publiera aujourd’hui. Les notes nationales existantes, telles que la Note Espace et la Note Mobilité, ne forment pas une base suffisante pour de tels programmes d’investissements stratégiques. Il s’agit de projets qui sont nécessaires parce que les mesures courantes ne seront pas suffisantes, selon le Conseil."
"’Pour la gestion du littoral, par exemple, il pourrait s’agir d’un remodelage. On peut se contenter pendant quelque temps de placer davantage de pompes, d’élever les digues et d’ajouter du sable, mais à un moment donné on atteint les limites du système’, dit le président du Conseil VROM, Henri Meijdam."
"Il en est de même pour les problèmes dans le domaine de la circulation, où les limites du système actuel sont plus ou moins atteintes pour toutes les modalités. Une approche large est également nécessaire en matière de rénovation des structures urbaines et régionales, ainsi que des paysages, notamment en ce qui concerne le développement de la région Amsterdam-Almere-IJmeer, du Cœur Vert et de l’aile sud de la Randstad. Il s’agit d’investissements à l’horizon de cinquante ans."
"Selon le Conseil VROM, l’administration nationale n’est pas suffisamment consciente de la nécessité de grands investissements stratégiques. La Première Chambre l’avait déjà constaté il y a un an, dans la motion Lemstra. Mais les choses n’ont guère changé depuis."
"’Nous avons trop tendance à ’patauger’ avec les structures existantes, alors que nous devons changer de cap’, déclare Pieter Tordoir, autre membre du Conseil VROM et professeur de planification spatiale et infrastructurelle à l’Université d’Amsterdam. Meijdam : ’Et quand une décision est prise, c’est souvent un borborygme fortuit d’un gouvernement qui découvre un problème par hasard’."
"Les notes nationales mettent trop l’accent sur l’exécution décentralisée de la politique, selon le Conseil. Cela empêche de voir les priorités nationales à long terme. Le Conseil constate par ailleurs que les ministères et la Deuxième Chambre rechignent à entamer de grands projets, surtout après les travaux, fin 2004, de la commission Duivesteijn, qui a étudié les importants dépassements budgétaires de la ligne de Betuwe et du TGV sud."
Un long développement suit en page 3 du journal.

ACTUALITE INTERIEURE

Formation de gouvernement

"Solide, durable et social sont les mots-clés du prochain gouvernement", note Philippe Remarque dans le Volkskrant (p.2) de samedi. "C’est à peu près tout ce qu’on sait pour le moment. Les trois négociateurs Balkenende, Bos et Rouvoet, vendredi devant la porte de la propriété De Zwaluwenberg, se sont contentés de dire que d’importants progrès ont été enregistrés et qu’il fallait encore trancher dans certains domaines. Mais le message était dans la gestique, les formulations aimables, l’habillement décontracté et le fait que le secret tient toujours : ces hommes politiques se sont rapprochés et vont réussir à former un gouvernement."
"De Zwaluwenberg est une propriété qui sert de siège à l’Inspecteur général des forces armées. Les trois leaders, leurs assistants et l’informateur Wijffels y ont négocié les derniers jours jusqu’à minuit, ne s’arrêtant que pour les repas. Ils ont aussi pris le petit déjeuner ensemble."
"Les derniers jours, ils ont beaucoup parlé de l’excédent budgétaire et des investissements souhaités. Les trois quarts des dossiers ont été traités. Des décisions importantes ont déjà été prises."
"Lundi, les pourparlers se poursuivront au Catshuis [logement de fonction du premier ministre]. Eventuellement, les négociateurs se retireront de nouveau sur un site à l’extérieur de La Haye, dans le courant de la semaine."

Ce matin, le Volkskrant (pp.1 et 3) relève que, de l’avis de direction de la ChristenUnie, le leader André Rouvoet, en tant que "visage politique" du parti, doit rester à la Deuxième Chambre, au lieu de devenir ministre dans un gouvernement avec le CDA et le PvdA. Le président de la CHU, Peter Blokhuis, ne veut laisser Rouvoet entrer lui-même dans le gouvernement que s’il a des "raisons urgentes" de le faire, par exemple si le CDA et le PvdA l’exigent pour assurer la cohésion de la nouvelle coalition. "Nous devrons alors chercher un nouveau leader à la Chambre’, dit Blokhuis. ’Cela risque d’être difficile. Il faut que ce soit quelqu’un qui a été élu et qui a de l’expérience’."

"Avant que Wijffels puisse remettre son rapport final, il faudra faire savoir globalement qui occupera les postes de ministre", fait valoir l’éditorialiste du Volkskrant. "D’un point de vue démocratique, il est souhaitable que la Chambre puisse tenir un débat public sur ce résultat final. C’est la seule possibilité pour les groupes parlementaires d’exercer encore une influence avant la dernière phase de la formation de gouvernement, dans laquelle le premier ministre pressenti constitue son équipe et l’on rédige la déclaration gouvernementale."

Fonction publique

A partir d’aujourd’hui, les fonctionnaires de l’Etat feront de nouveau la grève du zèle, pratiqueront des interruptions de travail et organiseront des manifestations pour appuyer leurs revendications. C’est ce que le syndicat Abvakabo FNV a fait savoir dimanche.
Les fonctionnaires réclament une augmentation salariale de 2,5 pour cent, ainsi qu’une compensation de la hausse du coût de l’assurance maladie et une prime de fin d’année égale à celle du reste du secteur public. Le ministre de l’Intérieur, Remkes, ne veut aller que jusqu’à 2 pour cent (Het Financieele Dagblad p.3, Trouw p.8).

AFFAIRES FRANÇAISES

Des portraits des candidats à la présidence Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont à signaler dans le cahier Het Betoog du Volkskrant de samedi. Le NRC Handelsblad (p.4) du week-end a par ailleurs relevé la possible candidature de l’animateur TV Nicolas Hulot et ce matin le Financieele Dagblad (p.2) annonce celle du militant antiglobaliste José Bové. Quant au Telegraaf, il consacre une partie de sa page féminine à Ségolène Royal.

Sur le plan touristique, on retiendra deux pages illustrées sur la Franche-Comté dans le supplément PS du Het Parool de samedi.

A signaler :
Un entretien avec le professeur d’économie Gilles Saint-Paul (Toulouse) sur le droit de licenciement, à l’occasion d’une visite au ministère néerlandais des Finances (Het Financieele Dagblad de samedi p.5). "Les Pays-Bas et la France ont les mêmes problèmes sur le marché du travail."

Dernière modification : 26/01/2010

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