Presse néerlandaise du lundi 25 janvier 2010

Le député CDA Coskun Çörüz va déposer aujourd’hui à la Deuxième Chambre un projet de loi permettant de rendre les parents de jeunes vandales responsables de leurs déprédations, afin que les victimes puissent se faire dédommager. Il est actuellement très difficile d’obtenir un dédommagement lorsque les vandales mineurs ont plus de quatorze ans, explique le Trouw, qui cite le député en ces termes : "Coups de canif dans les bancs des bus, graffiti ou la nouvelle mode, passer à bicyclette le long d’une rangée de voitures et en abîmer les rétroviseurs à coups de pied. Dans les transports publics, 30 à 50 % des déprédations sont commises par ces jeunes."

Trouw (chrétien progressiste) : "’Laissez les parents payer les dégâts’ – Le CDA : il ne faut pas que les mineurs restent impunis", "Blog : Port-au-Prince, Haïti, samedi 23 janvier"

de Volkskrant (centre gauche) : "’La taxe kilométrique suscite beaucoup de méfiance’ – Le directeur de l’ANWB : une grande partie des Néerlandais pense que l’Etat n’est pas capable de mettre le système en place", "Haïti se bat et prie pour un meilleur avenir", "Les ambitions olympiques pour 2028 sont d’ores et déjà une pomme de discorde"

AD Haagsche Courant (indépendant populaire) : "L’ANWB [touring club] : Eurlings a tort de sonder la disposition à payer une taxe kilométrique – ’Le ministre veut perdre’ – Un site facile à pirater"

De Telegraaf (populaire) : "C’est la ruée – La taxe kilométrique : oui ou non ; votez sur wuz.nl", "Un sondage suggestif qui agace les membres de l’ANWB"

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ACTUALITÉ INTÉRIEURE

Antilles néerlandaises

" Le parti libéral PAR du premier ministre Emily de Jongh-Elhage a remporté les élections à Curaçao vendredi ", relève le Volkskrant (p.2). " A Bonaire, la plupart des votes sont allés à des partis qui s’opposent au projet de transformation de l’île en une commune néerlandaise spéciale ."

"Il s’agissait des dernières élections dans les Antilles néerlandaises. La structure administrative actuelle disparaîtra le 10 octobre. Les grandes îles de Curaçao et de St. Maarten deviendront alors des entités autonomes au sein du Royaume et les petites îles – Bonaire, Saba et Saint Eustache – deviendront des communes spéciales des Pays-Bas."

"A Bonaire, le Parti démocratique ADB et son partenaire de coalition LPK ont recueilli 51 % des suffrages. Tous deux sont opposés à la réforme constitutionnelle. Bonaire tiendra un référendum sur la question, probablement en mars. La victoire d’ADB et de LPK, au demeurant, ne s’est pas traduite en sièges, notamment parce qu’ils n’avaient pas formé une alliance."

"Le parti gouvernemental PAR aura six sièges dans le dernier parlement antillais. Son partenaire de coalition PNP aura un siège, mais le FOL, qui faisait également partie de la coalition, disparaîtra du parlement."

"Trois partis d’opposition s’étaient réunis à Curaçao dans la Lista di Kambio. Cette liste n’a obtenu que cinq sièges. L’opposition, en cas de victoire, aurait voulu renégocier avec les Pays-Bas quelques conditions que La Haye a posées à Curaçao, concernant son statut autonome."

"La secrétaire d’Etat aux Affaires du Royaume, Ank Bijleveld (CDA), considère le résultat des élections comme l’aboutissement de trois ans de négociations et d’accords sur le changement de statut des Antilles néerlandaises. Elle a réagi avant de connaître le résultat à Bonaire."

" Seule Bonaire peut encore retarder le processus ", remarque le Trouw (p.5). "En effet, l’ADB, qui est contre l’intégration aux Pays-Bas, est fortement représenté dans l’administration de l’île. L’ADB a réclamé un référendum pour laisser les habitants de l’île se prononcer sur son statut : une ’commune’ d’outre-mer ou un lien moins étroit. Ce référendum aura probablement lieu en mars. La secrétaire d’Etat Bijleveld a prévenu Bonaire qu’il n’est pas question de toucher aux accords conclus. Dans l’attente du référendum, elle a suspendu l’assainissement de la dette de l’île."

Taxe kilométrique

" Beaucoup de Néerlandais pensent que l’Etat ne sera pas capable d’exécuter un grand projet comme la taxe kilométrique d’une manière convenable et équitable ", écrit le Volkskrant dans son grand article à la une. " C’est ce que déclare le directeur du touring club ANWB, Guido van Woerkom, anticipant sur le résultat d’un grand sondage sur Internet s’adressant aussi bien aux membres qu’aux non-membres du touring club . Depuis samedi, plus de cent mille personnes ont renseigné cette enquête, qui compte des dizaines de questions à choix multiple."

"’En parlant à nos membres, en lisant les blogs et les lettres de lecteurs dans les journaux, je constate que la majorité se méfie énormément de l’Etat. Je trouve cela très préoccupant’, dit Van Woerkom, qui affirme que cette méfiance ne contribue pas à créer un soutien à la taxe kilométrique parmi la population. ’Les gens ne croient pas qu’ils ne paieront pas plus lorsque la taxe kilométrique sera introduite, comme les autorités le promettent. Ou que les accords sur la protection de la vie privée ne seront pas enfreints. Ils ne croient pas non plus que l’Etat est capable de gérer un projet aussi ambitieux, ni du point de vue technique, ni dans les limites du budget défini à cet effet’, selon Van Woerkom qui ajoute qu’il comprend bien cette méfiance."

" Le ministre des Transports Camiel Eurlings (CDA) a fait savoir vendredi qu’il n’y aura pas de taxe kilométrique si la base de l’ANWB rejette le projet . Van Woerkom en est marri : ’Je trouve que c’est un faux-pas du ministre. Il est bon qu’il tienne à avoir le plus de soutien possible et qu’il nous attribue un grand rôle. Mais il prête maintenant à l’ANWB une responsabilité qui ne lui convient pas, nous n’avons pas de responsabilité politique’."

" Le ministre des Transports Eurlings, qui est considéré depuis des années comme le dauphin de Balkenende, se montre une chiffe molle en plaçant le sort de la taxe kilométrique dans les mains des membres de l’ANWB ", remarque l’éditorialiste du Trouw. "Selon le droit constitutionnel néerlandais, c’est le ministre, et le ministre seul, qui est responsable du projet de loi qu’il a déposé à la Deuxième Chambre. S’il ne veut pas prendre cette responsabilité, il doit en tirer les conséquences et démissionner."

Fièvre Q

Le Volkskrant (p.2) et le Telegraaf (p.6) de samedi annoncent l’abattage d’environ 150 brebis gravides dans une ferme du Flevoland. Le nombre d’entreprises agricoles touchées par la fièvre Q est ainsi passé à 64.

L’an dernier, presque 2300 personnes sont tombées malades après avoir été contaminées par la bactérie de la fièvre Q. Six personnes en sont mortes.


LA FRANCE DANS LA PRESSE NÉERLANDAISE

Le Trouw (p13) a publié samedi une correspondance de Paul-Kleis Jager sur la question de la burqa. "La France veut se débarrasser de la burqa, mais il s’avère difficile de l’interdire. Une commission parlementaire a fini ses travaux dans la confusion."

Dans le Volkskrant (p.4) de samedi, le correspondant Ariejan Korteweg a évoqué le malaise du PS : "Les souffrances des socialistes français ont commencé avec Jospin."

Sur le plan touristique, on retiendra un article de deux pages sur la randonnée équestre "Transhumance", qui a lieu deux fois par an dans les Pyrénées orientales (supplément du Het Parool de samedi).

Cette revue de presse ne prétend pas à l’exhaustivité et ne reflète que des commentaires ou analyses parus dans la presse néerlandaise, qui n’engagent en rien le point de vue propre de l’ambassade de France aux Pays-Bas.

Dernière modification : 09/02/2010

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