Presse néerlandaise du lundi 26 septembre 2011

- Trouw (chrétien progressiste) : Saleh dit qu’il partira.

- De Volkskrant (centre gauche) : « L’Eurobanque » doit conjurer la crise.

- AD Haagsche Courant (indépendant populaire) : La pension alimentaire doit être mieux réglée et plus simplement.

- De Telegraaf (populaire) : Le travail de nuit en disgrâce.

- Het Financieele Dagblad : Brider les bureaux d’experts comptables

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ACTUALITE INTERNATIONALE

Proche Orient

Tous les journaux de samedi prennent note de la candidature d’adhésion palestinienne en tant qu’Etat aux Nations unies.

Selon le directeur du CIDI (Centre de Documentation et d’Information sur Israël), M. Ronny Naftaniel, interviewé samedi dans le Volkskrant, « Si les Nations unies reconnaissent formellement l’Etat palestinien, la nécessité de reconnaître Israël comme Etat du peuple juif disparaitra pour les Palestiniens. Ce ne sera même plus la peine de continuer à négocier. Je suis très favorable à la reconnaissance d’un Etat palestinien indépendant, mais seulement si cela résulte de négociations avec Israël. (…) Le problème est que les Nations unies reconnaîtraient un Etat sans pouvoir central. Hamas gouverne dans la bande de Gaza et Fatah en Cisjordanie. Entre eux, les divergences de vue sont considérables. Hamas est une organisation terroriste. S’il y a de nouvelles élections et qu’elles sont remportées par Hamas - et cela est tout à fait possible – que faire au niveau international ? Ce serait une situation tout à fait bizarre, d’autant plus que le Hamas n’est pas favorable à l’adhésion aux Nations unies ». (p.33) L’éditorialiste du Telegraaf est lui aussi d’avis que « seules des négociations peuvent conduire à un Etat palestinien viable, qui présente des garanties pour la sécurité d’Israël ».

AFFAIRES EUROPEENNES

Crise de l’Euro

La presse de samedi et de ce matin relève que « Le monde en a assez de l’apathie de l’Europe » (Telegraaf de samedi p.23), que « L’Europe se heurte au reste du monde au sommet du FMI » (Het Financieele Dagblad) et que « « sous la pression notamment des Etats-Unis et de la Chine, l’Europe travaille à un plan pour conjurer la crise. » (De Volkskrant p.1). « A Washington, M. de Jager, le ministre des Finances, a déclaré que ‘des options sont à l’étude’, mais qu’il ne voulait pas les dévoiler, pour prévenir les spéculations sur le marché ». Sous le titre « Nous ne sommes pas un élément perturbateur sur la scène financière mondiale », M. de Jager et le président de la Nederlandsche Bank (DNB), M. Klaas Knot, reviennent sur les « déclarations de ce dernier concernant une éventuelle faillite de la Grèce : ‘Non, il n’y a pas d’erreur, mais je tiens à replacer ce que j’ai dit dans son contexte’, à savoir que les Pays-Bas ne recherchent pas la faillite de la Grèce mais tiennent compte de ce qui est peut-être inévitable. De Jager s’est dans une certaine mesure distancié de Knot en faisant remarquer qu’il n’avait ‘jamais employé les mots de Grèce et de faillite dans une même phrase’. Mais il nie que les Pays-Bas fassent figure de trublion dans le délicat processus de soutien à la Grèce : ‘Les idées et les propositions néerlandaises sont bien accueillies’. (…) De Jager ne craint pas que les mesures d’économies détruisent la Grèce, contrairement aux mises en garde du directeur du FMI Christine Lagarde. Le président de la DNB a pour sa part une approche purement économique : ‘ La Grèce ne peut pas dévaluer. Elle doit donc rattraper son retard au niveau de la concurrence en réduisant les coûts salariaux’ » (p.18).

L’éditorialiste du Financieele Dagblad parle d’« EuropaBashing » à la réunion du FMI : « Aussi compréhensible que soient ces reproches, ils ne sont pas très constructifs. Ils expriment plutôt un sentiment d’impuissance. Tout le monde sait qu’il existe un plan crédible, à savoir celui du 21 juillet dernier. Ce n’est pas par hasard que Christine Lagarde a déclaré la semaine dernière que nous ne vivions plus à l’époque de Napoléon, où il suffisait de claquer des doigts pour que les choses se fassent. Les Européens ne pouvaient guère faire plus le week-end dernier que d’annoncer qu’ils allaient tout mettre en œuvre pour garantir la stabilité financière. (…) Entre temps, d’autres pays pourraient apporter leur contribution en menant une politique qui soit profitable au reste du monde : la Chine pourrait ainsi relever le cours de sa monnaie, les Etats-Unis pourraient se reprocher d’avoir mis en danger l’économie mondiale et seraient bien inspirés de mettre fin à leurs querelles internes. Malheureusement la communauté internationale préfère critiquer l’Europe ».

Le Volkskrant relève « L’arrivée d’une taskforce pour sauver les Grecs, (…) d’une légion étrangère de fonctionnaires qui doit aider Athènes à contrôler ses dépenses et à prélever des impôts (p.7) ».


ACTUALITE INTERIEURE

Sondage

Le Telegraaf note à la une que « les écarts de langage du chef de file du PVV au Parlement [lors du débat de politique générale de la semaine passée] coûtent 2 sièges à ce parti, qui se situe maintenant à 26 sièges dans le dernier sondage de Maurice de Hond. Le PvdA est crédité de 17 sièges, de même que le D66, le VVD resterait le plus grand parti avec 32 sièges, le SP obtiendrait 24 sièges, GroenLinks 7, la ChristenUnie 6 et le CDA 15 ».

Défense

La presse signale brièvement le déplacement à Kunduz du ministre de la Défense, M. Hillen, et du chef d’état major des armées, le général van Uhm.


LA FRANCE DANS LA PRESSE NEERLANDAISE

Le Trouw rend compte de « l’enthousiasme d’une salle comble » à Amsterdam pour la représentation de Pli selon Pli sous la direction de Pierre Boulez.

Le même journal, dans son supplément Verdieping, consacre un grand article à « L’avenir de la marque Le Pen ».

Le Telegraaf annonce dans son supplément voyage qu’air France offre trois fois par semaine une liaison avec Marseille à partir de l’aéroport d’Eindhoven.

LeVolkskrant note que « les socialistes mettent la main sur le Sénat ».

Sous le titre « Le géant de la pilule fuit la France », ce journal annonce en page économique que le laboratoire Servier pourrait déménager son siège aux Pays-Bas. Il précise toutefois en conclusion qu’un « porte-parole de Servier a démenti cette rumeur : ‘ce sont des informations qui remontent à trois mois. Nous ne sommes pas à la recherche d’un autre site’ ».

Cette revue de presse ne prétend pas à l’exhaustivité et ne reflète que des commentaires ou analyses parus dans la presse néerlandaise, qui n’engagent en rien le point de vue propre de l’ambassade de France aux Pays-Bas.

Dernière modification : 26/09/2011

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