Presse néerlandaise du lundi 29 juin 2009

Le président du Collège des procureurs généraux, M. Harm Brouwer, annonce dans une interview publiée par le Trouw ce matin que le Ministère public sanctionnera plus sévèrement l’agressivité sur la route. Les peines requises seront désormais plus élevées de 25 pour cent.
Il ressort d’enquêtes et de débats avec les citoyens qu’ils prônent des peines plus élevées en cas de comportement agressif au volant. Le Ministère public honorera ce souhait.

Trouw (chrétien progressiste) : "Approche plus sévère des conducteurs agressifs", "L’armée du Honduras arrête le président qui voulait un nouveau mandat"
De Telegraaf (populaire) : "Guerre des prix dans les télécommunications", "La police recrute des journalistes", "K3 : adieu Kathleen" (chanteuses flamandes)
de Volkskrant (centre gauche) : "’Les jeunes musulmans ne se sentent pas les bienvenus ici’" (Rotterdam), "Jackson avait l’air en forme ’comme un boxeur’", "Un briquet de table argenté pour 200 euros d’émotion" (vente aux enchères des effets du leader populiste Pim Fortuyn)
AD Haagsche Courant (indépendant populaire) : "Contre-offensive sur Wilders – Les partis de la coalition mettent en place leur batterie", "Forte augmentation du nombre d’alcooliques âgés"

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ACTUALITE INTERNATIONALE

Union européenne
1) Présidence tchèque
. "La République tchèque a tout gâché pour les nouveaux Etats membres", écrit le journaliste Ekke Overbeek, correspondant en Europe centrale du journal d’affaires Het Financieele Dagblad (p.7). "Si la ’Suisse de l’Europe de l’Est’ n’est pas capable de présider l’Union, que pouvons-nous attendre du reste ? Une question justifiée. La République tchèque se traîne vers le finish de sa présidence. Grâce au fait que la bureaucratie bruxelloise a son propre agenda, l’Union ne s’est pas enlisée tout à fait. S’il n’en avait tenu qu’aux Tchèques, l’Union aurait été prise en otage par des querelles personnelles au bord de la Moldau."
"Dès le début, la présidence a eu deux capitaines aux visions antagonistes : le président tchèque Vaclav Klaus et son premier ministre Miroslav Topolanek. Klaus est le premier anti-européen d’Europe et un adversaire déclaré de ’Lisbonne’. Topolanek, de son côté, a qualifié ’Lisbonne’ de priorité de la présidence tchèque, pour des raisons pragmatiques. Le gouvernement Topolanek est tombé le 28 mars. L’initiateur de la motion de censure, le social-démocrate Jiri Paroubek, a déclaré qu’il n’avait pas eu l’intention de renverser le gouvernement. Une excuse remarquable. Les sociaux-démocrates savent compter et ils savaient que le gouvernement Topolanek dépendait d’une seule voix. Pour Paroubek, qui n’accepte pas qu’il n’est pas devenu premier ministre, la vengeance était douce. Que l’Europe soit ainsi paralysée et que la République tchèque se ridiculise comptait moins. On s’attendait à ce que ce Topolanek, démissionnaire, puisse au moins garantir une certaine continuité de la présidence tchèque. Cela ne lui a pas été possible."
"La République tchèque est à beaucoup d’égards le pays le plus occidental des anciens pays du Bloc de l’Est qui ont rejoint l’Union en 2005. Le fait qu’un parlement en majorité pro-européen et pro-’Lisbonne’ passe aussi facilement outre aux intérêts nationaux et européens, pour vider des querelles internes, donne à penser." "Le problème de la classe politique des nouveaux Etats membres n’est pas l’instabilité ou l’extrémisme, comme on l"affirme souvent, mais le fossé qui sépare les citoyens et l’Etat. Le taux de participation aux élections est faible. Les acteurs de la société civile sont faibles et les institutions publiques n’inspirent guère confiance. La conviction que les politiques se remplissent les poches y est encore plus répandue qu’en Europe de l’Ouest." "Quand les astres sont défavorables, comme en République tchèque où le gouvernement n’avait qu’une majorité vacillante et était contrarié par le président, on oublie vite l’affaire publique qu’est l’Europe."
2) Crise financière. "Le président Sarkozy, durant la présidence française de l’Union européenne, a joué un rôle crucial dans le sauvetage du système financier mondial", a écrit le NRC Handelsblad de vendredi soir à la une. "Son initiative de réunir les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE à l’Elysée, en octobre 2008, a été d’une importance historique. C’est ce que déclare le haut fonctionnaire en instance de départ Bernard ter Haar dans un entretien avec notre journal. Ter Haar, en tant que bras droit du ministre des Finances Bos, a joué un rôle clé dans la gestion de la crise financière. Il a mené les négociations sur la nationalisation d’ABN Amro et de Fortis Nederland et a conçu le projet européen d’injections de capital dans les banques en difficulté."
"Selon Ter Haar, il s’en est fallu de peu en octobre 2008. Le monde financier paniquait parce que le G7, le FMI et le gouvernement américain n’avaient pas de plans de sauvetage. ’Les informations du secteur financier que je recevais sur mon ’blackberry’ étaient toutes des supplications : ’faites quelque chose, faites quelque chose, faites quelque chose’. Si Sarkozy n’avait pas tenu un sommet européen supplémentaire à Paris et n’avait pas présenté un paquet concret en disant voilà ’ce que nous allons faire’, je ne sais pas ce qui se serait passé. Si nous n’avions pas eu l’Europe comme facteur de stabilité, des banques seraient tombées ou des opérations de sauvetage très difficiles auraient été nécessaires’."
"Selon Ter Haar, qui quittera les Finances, après 21 ans, pour le directorat général de l’environnement au ministère du Logement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, l’existence de l’euro a été une bénédiction pour les Pays-Bas. ’Nous avons dû emprunter 90 milliards d’euros pour financer nos interventions dans le secteur financier. Admettons que nous ayons encore eu le florin. 200 milliards de florins ? Cela n’aurait jamais été possible sur le marché du florin.’ Le haut fonctionnaire estime que les Pays-Bas, dans ce scénario, auraient dû emprunter des D-Marks, ce qui aurait fait pression sur le cours du florin et fait monter fortement le taux d’intérêt aux Pays-Bas, ’avec tous les problèmes que cela aurait entraînés’."

ACTUALITE INTERIEURE

PVV

"Les partis gouvernementaux CDA, PvdA et ChristenUnie vont s’opposer plus nettement au leader PVV Geert Wilders", annonce l’AD dans son grand article à la une. "Ils veulent éviter que Wilders puisse encore faire des affirmations manifestement erronées sur la politique du gouvernement. Pour cela, ils mettent en place trois ’canons’ : le ministre PvdA Eberhard van der Laan (Intégration) le ministre CDA Maxime Verhagen (Affaires étrangères) et le ministre ChristenUnie Eimert van Middelkoop (Défense)."
"Van der Laan dit dans l’AD que Wilders a la désagréable habitude de dire des non-vérités et de ne pas attendre la réponse. ’Wilders lance des pétards et se sauve ensuite. J’ai compris son manège’." "Van Middelkoop s’érige en adversaire de Wilders au nom de la ChristenUnie. Il a qualifié samedi le leader PVV de ’figure transitoire’ dans un combat d’arrière-garde."
"Au PvdA, les échevins se concertent sur la stratégie à adopter face à Wilders. Ils veulent éviter que le PVV, aux élections municipales de l’année prochaine, ne l’emporte aux dépends du PvdA."
Selon l’échevin PvdA rotterdamois Hamit Karakus, le nombre de jeunes musulmans néerlandais de formation supérieure sensibles à un message politique nuancé est en baisse, en raison notamment le progression du PVV. "Le candidat du PvdA Rotterdam, qui est né en Turquie, s’inquiète vivement des effets négatifs de l’exclusion sur le groupe croissant d’enfants de migrants qui se sentent de moins en moins bienvenus dans leur pays de naissance, les Pays-Bas", souligne le Volkskrant (pp.1 et 2). "’Mes enfants n’y comprennent plus rien’, dit-il dans une interview au Volkskrant. ’On ne peut pas leur reprocher de ne pas parler le néerlandais, de ne pas comprendre les usages et la culture, de ne pas avoir une bonne formation. Et on ne peut certainement pas leur reprocher de mal se comporter. Pourtant, ils ont le sentiment de ne toujours pas être acceptés. Eux aussi se demandent s’ils ont encore un avenir dans ce pays’."
Le Telegraaf (p.3) fait mention d’un sondage effectué pour le programme télévisé NCRV Netwerk montrant que 36 pour cent des musulmans turcs et marocains envisagent d’émigrer à cause de la popularité croissance de Geert Wilders.

LA FRANCE DANS LA PRESSE NEERLANDAISE
L’AD (p.13) note que la recherche de victimes et de débris du vol AF447 a pris fin le week-end dernier. "Des navires de l’entreprise rotterdamoise Fairmount Marine continuent cependant de chercher la ’boîte noire’ de l’Airbus."

Dernière modification : 13/07/2009

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