Presse néerlandaise du mardi 3 juillet 2012

Trouw (chrétien progressiste) : Le patrimoine attaqué à coups de haches [Mali].

De Volkskrant (centre gauche) : Querelle à propos d’un projet de don au Stedelijk Museum [dessins de Willem de Kooning].

AD Haagsche Courant (indépendant populaire) : Ruée sur l’énergie bon marché.

De Telegraaf (populaire) : Le PvdA fait échouer la vente de tanks [à l’Indonésie].

Het Financieele Dagblad : Les résultats comptables des corporations en baisse [logement social].

NRC-Handelsblad : Les Espagnols veulent retrouver l’esprit d’équipe des footballeurs chez leurs responsables politiques.

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AFFAIRES INTERNATIONALES

Tanks / Indonésie

Sous le titre « l’Indonésie n’achètera pas de tanks aux Pays-Bas », le Volkskrant note que la vente initialement prévue de 80 tanks à l’armée indonésienne n’aura pas lieu. Le ministre de la Défense indonésien, Sjafrie Sjamsoeddin a déclaré au journal que l’Indonésie a choisi, à la place, d’acheter les tanks à l’Allemagne parce que ce pays offre plus de garanties en matière de délai de livraison. Le ministre de la Défense néerlandais, Hans Hillen, a déclaré qu’il regrettait ce choix. Le ministère de la Défense n’exclut pas que l’Indonésie ait choisi l’Allemagne à cause d’une situation politique plus stable dans ce pays. En effet, aux Pays-Bas, une majorité parlementaire était contre la vente. Les députés craignaient que l’armée indonésienne utilise les tanks contre la population, alors que le gouvernement néerlandais estimait que les droits de l’homme s’étaient nettement améliorés en Indonésie. Le Volkskrant précise que la vente aurait rapporté 200 M€ aux Pays-Bas. Pour le Telegraaf, le parti travailliste (PvdA) est la cause de cette annulation d’achat. Il note : « Les efforts du Premier ministre, Mark Rutte, et du ministre de l’Economie, Maxime Verhagen, de convaincre le chef de file Diederik Samson et le député travailliste Frans Timmermans n’ont pas abouti ».

Piraterie

Le Volkskrant rapporte que « des armateurs néerlandais envisagent d’échanger le pavillon néerlandais contre un pavillon étranger ». Le directeur de la KVNR (l’association royale d’armateurs néerlandais), Martin Dorsman, explique que « les navires préfèrent naviguer sous pavillon étranger afin de pouvoir assurer la protection des navires par des sociétés de sécurité privées ». Le Volkskrant note : « Les Pays-Bas sont le seul pays en Europe à refuser du personnel de sécurité armé de sociétés privées sur les navires puisque la protection armée ne peut être assurée que par l’Etat. Pour protéger les navires contre des pirates somaliens, le ministère de la Défense envoie dans certains cas des fusiliers marins armés (Vessel Protection Detachments). Maersk Line, la plus grande société de transport maritime, a été la première à annoncer que trois de ses 13 navires néerlandais navigueront désormais sous pavillon britannique. Un porte-parole de la société a fait savoir qu’une protection VPD est trop chère et pas assez flexible. »

AFFAIRES EUROPEENNES

Mécanisme européen de Stabilité (MES)

« Il est fort probable que le Sénat vote dès aujourd’hui pour le MES », note le Financieele Dagblad. Hier, le quotidien avait évoqué les doutes de certains experts sur la validité juridique du traité MES actuel en cas d’aide directe aux banques. Wim Voermans, de l’Université de Leyde, avait déclaré qu’une nouvelle procédure de ratification était nécessaire [RdP 2/7]. Aujourd’hui le FD note que « le CDA (chrétien-démocrate), le PvdA (travailliste), le VVD (libéral), le D66 (démocrate libéral) et GroenLinks (Verts) estiment toutefois qu’un vote est possible, à l’instar du parlement et du Sénat allemands. Les parlementaires demandent à être consultés par le gouvernement avant qu’une aide aux banques soit consentie ou avant un changement du traité ». Le sénateur libéral Frank de Grave déclare : « Si le ministre des Finances, Jan Kees de Jager, confirme tout cela par écrit, je ne vois pas de raison pour reporter le vote ». Le Trouw relève pour sa part que « la ChristenUnie (parti chrétien social) et le PVV (parti de Geert Wilders), tous deux opposés au Traité MES, demanderont aujourd’hui un report du vote en se référant aux déclarations des experts ».

ACTUALITE INTERIEURE

Campagne électorale

« Dans la pratique, les responsables politiques sont pro-européens », affirme Adriaan Schout, directeur adjoint du groupe de recherche sur l’Europe de l’Institut de relations internationales Clingendael, en page d’opinion du Volkskrant. « La campagne électorale semble se faire ‘sur’ ou plutôt ‘contre’ le thème de l’Europe (…) mais dans la pratique, les partis politiques sont favorables à une intégration poussée. (…) Les médias dépeignent le SP comme un parti anti-européen, mais même si Roemer a du mal à présenter une perspective cohérente, il se montre de plus en plus européen : il demande un agenda de croissance européen, un ‘énorme’ agenda social et un contrôle des banques. Anticipant sur des responsabilités gouvernementales, le SP accepte l’intégration européenne, mais refuse qu’elle soit marquée par le néo-libéralisme. Le PvdA est fortement pro-européen en dépit d’un électorat réticent. (…) Il est favorable à une union bancaire (y compris les garanties sur l’épargne) et souligne la nécessité d’un système bancaire européen stable. Le D66 est encore plus explicite : il veut introduire directement les euro-obligations et progresser sur la voie d’une union politique (y compris l’élection des euro-commissaires). Le CDA, conformément à sa tradition, accorde une place centrale à la famille : les foyers néerlandais dépendent entièrement des emplois et des revenus générés par l’UE. GroenLinks partage la majorité de ces positions, et Rutte n’en est pas très éloigné, mais comme le PvdA, il insiste sur la succession des séquences, dans la droite ligne des traditions néerlandaises : il faut commencer par fixer des règles, avant de pouvoir se demander comment les mettre en pratique. Les pays doivent rester libres de choisir leurs orientations, tant qu’ils restent dans les normes budgétaires qui ont été fixées. (…) Le PVV est le seul parti qui soit ouvertement contre l’Euro et contre la poursuite de l’intégration. Mais Wilders a toléré, durant les dix-huit mois les plus agités de l’histoire de l’UE, une succession de mesures allant dans le sens d’une plus grande intégration et la mise en place des fonds d’urgence. (…) Chaque parti a ses points faibles, aucun pays – pas même l’Allemagne- n’est parfait, (…) aucune vision théorique ne deviendra réalité, parce que l’intégration est le résultat de mesures d’urgences et de dures négociations. (…) Les responsables politiques ne doivent pas se cacher derrière le débat européen pour éviter des choix nationaux douloureux ».

LA FRANCE DANS LA PRESSE NEERLANDAISE

Le Telegraaf publie un avant-papier sur la déclaration de politique générale du Premier ministre aujourd’hui à l’Assemblée Nationale sous le titre : « L’année prochaine sera difficile pour la France ».

A SIGNALER

Le Trouw publie, dans le cadre d’un article sur la signature du « Armtrade treaty », un aperçu des exportations d’armes néerlandaises.

Cette revue de presse ne prétend pas à l’exhaustivité et ne reflète que des commentaires ou analyses parus dans la presse néerlandaise, qui n’engagent en rien le point de vue propre de l’ambassade de France aux Pays-Bas.
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Dernière modification : 09/09/2014

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