Presse néerlandaise du mercredi 24 décembre 2008

Le ministre Camiel Eurlings (Transports et Voies d’Eau) veut permettre aux jeunes, à partir de 2010, de passer le permis de conduire dès l’âge de 17 ans. Ils pourront prendre des leçons à partir de 16 ans et demi et en cas de réussite ils pourront conduire à condition d’être accompagnés par un conducteur expérimenté, jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge de 18 ans.
La Deuxième Chambre est favorable à ce projet qui s’inspire d’une expérience positive en Allemagne.

- NRC Handelsblad (indépendant) d’hier soir : "Tôt ou tard, tout le monde sentira la crise des retraites", "Fortis avait envisagé le licenciement collectif de quatre dirigeants" (reconstitution de la chute du groupe)
- de Volkskrant (centre gauche) : "Il y a de grandes chances que le Sénat enquête sur la question irakienne", "Le Père Noël et Jésus à Bethlehem" (reportage sur les pèlerins)
- Trouw (chrétien progressiste) : "Le Sénat coince le premier ministre dans la question irakienne – Le VVD se prononce aussi pour une enquête parlementaire"
- De Telegraaf (populaire) : "Panique à propos d’une lettre de Rabobank – Crainte de fraudes graves pendant les fêtes", "’Le permis à 17 ans’" (projet du ministre Eurlings)
- AD Haagsche Courant (indépendant populaire) : "Le onze orange a opté pour l’amitié – Les joueurs voulaient absolument garder Boulahrouz pour la Coupe d’Europe" (football), "Noël à 5 400 kilomètres du foyer" (mission néerlandaise en Uruzgan)

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ACTUALITE INTERIEURE

Question irakienne

"Après des années de tentatives infructueuses à la Deuxième Chambre, c’est maintenant la Première Chambre qui menace de soumettre le premier ministre Balkenende à une enquête parlementaire sur son processus décisionnel dans la question irakienne, en 2003", écrit le Trouw dans son grand article à la une. "Le groupe sénatorial VVD a causé hier une percée dans cette affaire en suspens. Les libéraux ont inopinément aidé un groupe de sénateurs de gauche à former une majorité qui exige que Balkenende dissipe enfin ’le brouillard’ autour du processus décisionnel du premier gouvernement Balkenende (CDA-VVD-LPF), en 2003. Pourquoi, au juste, ce gouvernement a-t-il soutenu l’intervention américano-britannique controversée contre Saddam Hussein, dont on n’a jamais trouvé les armes de destruction massive ? Il y a longtemps que les parlementaires américains et britanniques ont tenu une telle enquête sur leurs gouvernements respectifs. Aux Pays-Bas, un blocage du CDA l’a empêchée."
"La Première Chambre accorde à Balkenende une dernière possibilité de régler la question par écrit, car le sénateur PvdA Klaas de Vries, au printemps, lui soumettra une nouvelle série de questions. Les réponses que le premier ministre a faites à des questions similaires de la Première Chambre, la semaine dernière, sont considérées comme totalement insuffisantes par le PvdA, le SP, GroenLinks, le D66, le Parti des Animaux et aussi, désormais, le VVD. Aucun des groupes de cette majorité ne s’attend à ce que Balkenende réponde plus clairement au printemps. Si le brouillard persiste, la Première Chambre, pour la première fois dans son existence, usera de son droit d’enquête parlementaire."
"Le sénateur PvdA De Vries s’est beaucoup réjoui de cette percée hier. Il s’était particulièrement fâché les derniers mois du refus de Balkenende de coopérer au contrôle parlementaire de la décision sur l’Irak. De Vries parlait de ’manque d’hygiène démocratique’."
"Le PvdA à la Deuxième Chambre veut également une telle enquête, mais le CDA, durant la formation de gouvernement, l’a contraint à y renoncer. Klaas de Vries, en tant que sénateur, n’est pas lié par cet accord."

"Avec 46 sièges, le PvdA, le VVD, le SP, GroenLinks, le D66 et le Parti des Animaux détiennent une large majorité à la Première Chambre, qui compte 75 membres", précise le Volkskrant à la une.

Pour l’éditorialiste du NRC Handelsblad d’hier soir, qui n’avait pas encore la nouvelle, "tant que Balkenende, nommément, bloquera obstinément une enquête – ce qu’il ne peut faire que parce que le Parlement ne se défend pas – on aura l’impression, à tort ou à raison, qu’il a quelque chose à cacher dans la question irakienne".

Jan Peter Balkenende

"La crise du crédit, la démission de la ministre PvdA Vogelaar, le coût de la Maison Royale ou le film anti-islamique Fitna : le premier ministre Jan Peter Balkenende a de nouveau eu de nombreux dossiers coriaces à traiter en 2008", écrit le Telegraaf (p.5) dans le chapeau d’une "interview de Noël" du premier ministre. "Pourtant, ce ne sont pas les soucis haguenois, mais une question privée qui l’a le plus impressionné : le décès de son père."
"C’était quelqu’un à qui je pouvais m’adresser avec des questions concernant les processus de gestion, ce qu’il fallait ou ne fallait pas faire", explique le premier ministre. "Comment réagir aux antagonismes." "La coopération est bonne", affirme-t-il à propos de sa rivalité médiatique avec le ministre des Finances Wouter Bos. "Il y a eu quelques malentendus à un moment donné." "Je me contenterai de dire qu’on peut se faire critiquer, mais dans la politique tout peut changer. Je l’ai vécu. En outre, je suis content d’avoir un ministre des Finances qui fait du bon travail par des temps difficiles." A propos de ses ambitions, M. Balkenende déclare : "J’ai toujours dit que mon agenda ne s’arrêtait pas en 2011. C’est aussi valable dans le cadre de la politique de mon parti. Nous sommes occupés à soulever différentes questions – le marché du logement, l’évolution de l’Europe, l’intégration, les classes moyennes. Je m’en occupe expressément." "Je veux assurer le succès de cette législature. Et après nous verrons bien."
Interrogé sur "la menace pour ses ambitions" que représente la position de M. Bos dans les sondages, le premier ministre répond : "Vous savez, les sondages... Je me souviens très bien que le PvdA, en 2003, dépassait le CDA dans tous les sondages. Eh bien, je pense que le résultat a été clair cette année-là. Que faut-il aux Pays-Bas, des politiques qui s’occupent des sondages ou des politiques qui font les choix nécessaires ? Je ne suis pas en fonction pour les sondages, mais pour l’avenir des Pays-Bas."
La crise financière et économique ? "Nous nous trouvons maintenant dans une phase de prérécession. Les chiffres sont clairs. Mais je pense que nous sommes à la hauteur. Notre position de départ est bonne."
S’agissant du projet de résidence secondaire du prince héritier Willem-Alexander et de la princesse Maxima au Mozambique, le premier ministre estime qu’il aboutira et que les frais de sécurité et d’équipements médicaux dont s’est inquiété la Deuxième Chambre ont été "parfois exagérés".

Dernière modification : 12/01/2009

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