Presse néerlandaise du mercredi 27 juin 2012

- Trouw (chrétien progressiste) : Le gouvernement ne présente pas d’excuses pour la fièvre Q.

- De Volkskrant (centre gauche) : La nouvelle Union Européenne : beaucoup plus de Bruxelles.

- AD Haagsche Courant (indépendant populaire) : Les corporations locatives étaient prévenues [des risques de la spéculation].

- De Telegraaf (populaire) : A propos de nous, sans nous [préparation du Conseil européen].

- Het Financieele Dagblad : Les banquiers belges ont suivi Cor Boonstra [problèmes à la direction de Philips en 2000].

- NRC-Handelsblad : La récession est passée… mais pas vraiment.

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AFFAIRES EUROPEENNES

MES

Le Trouw et Elsevier annoncent qu’ « une majorité du Sénat soutient le MES ». Elsevier constate que « le VVD, le CDA, le PvdA, GroenLinks et le D66 soutiennent le fonds de sauvetage permanent MES. Le gouvernement dispose ainsi d’une large majorité pour ratifier le traité. Le PVV, la ChristenUnie, le SP et le PvdD sont contre. Le Sénat votera formellement la semaine prochaine. Les partis qui soutiennent la politique européenne du gouvernement à la Deuxième Chambre l’ont également fait au Sénat ». La Deuxième Chambre a déjà approuvé ce fonds (110 voix pour, 47 contre).

Conseil européen

« La nouvelle Union européenne : beaucoup plus de Bruxelles », annonce le Volkskrant. Le Telegraaf déplore que les Pays-Bas soient « hors jeu dans une concertation cruciale ». Elsevier note que le « pouvoir accru de Bruxelles sur les budgets des Etats membres ».

Le Volkskrant se livre à un inventaire des positions, notamment de l’Allemagne et de la France. Ce journal estime que le Président français devrait être satisfait sur la question des eurobonds, sur le projet d’union bancaire ainsi que sur l’accroissement de la solidarité dans la zone euro et qu’il devrait apprécier les paragraphes sur la croissance, l’emploi, la cohésion et la justice sociale. En revanche, il devrait moins apprécier les propositions concernant la discipline budgétaire et la création d’un ministre des Finances européen. Aux Pays-Bas, le ministre des Finances, M. de Jager, a expliqué qu’il ne peut souscrire à la mise en place progressive d’une union bancaire que si celle-ci répond à des critères stricts : « Il ne peut pas accepter que le contribuable d’un pays paye pour une banque dans un autre pays tant que le contrôle des banques n’a pas été réglé. » L’AD prédit, dans ce contexte, un débat difficile pour le Premier ministre aujourd’hui à la Deuxième Chambre. « La crise de l’euro présente une telle importance que les partis font monter au créneau leurs chefs de groupe. (…) Il s’agit de l’avenir de l’euro, mais également des élections du 12 septembre. Ce sera le premier débat de la campagne. Principale cible : le Premier ministre, qui doit représenter les Pays-Bas jeudi et vendredi à Bruxelles. (…) Rutte est coincé entre d’un côté, les eurosceptiques (PVV, SP, CU et SGP), qui l’appellent à ne céder aucune compétence à l’Europe, et de l’autre, le CDA, le D66, le PvdA et GroenLinks, qui lui demandent d’opter clairement pour l’Europe. Une ligne de partage comparable scinde son propre parti, le VVD. Une grande partie de ses électeurs est eurosceptique, mais il y a également un courant internationaliste qui estime que le sauvetage de l’euro est primordial. Frits Bolkestein se trouve dans le camp des eurosceptiques, Neelie Kroes dans le camp opposé. (…) Le porte-parole du groupe parlementaire VVD pour les questions européennes tempère les espoirs : ‘il n’y aura pas de grandes décisions dans le sommet de cette semaine. Le fait de créer de nouvelles institutions n’efface pas les déficits en Europe du sud. Il n’y a pas de formule magique. La seule chose à faire, c’est de mettre en place des réformes et de réaliser des économies dans les pays du sud. C’est la seule façon de ramener la confiance dans l’euro ». Selon Martin Visser, dans le Financieele Dagblad, « le plan proposé par Herman van Rompuy n’a pas encore permis de ramener le calme. Les leaders politiques continuent d’avoir des positions contradictoires. Les investisseurs ne croient guère à une issue favorable. Les taux d’intérêt en Espagne, en Italie, et même en Allemagne, continuent de monter ».

AFFAIRES ECONOMIQUES

Récession

Tous les journaux évoquent les chiffres du CBS pour le premier trimestre 2012, qui font apparaître une progression de 0,3% de l’économie néerlandaise, au lieu de la régression de 0,2% annoncée. « Les Pays-Bas sont sortis de la récession, mais pas des problèmes », indique le Financieele Dagblad. « Selon le CBS, il n’y a pas de raison de se réjouir. Les bons chiffres du premier trimestre sont dus à une forte croissance des exportations. La demande a notamment augmenté en Allemagne. Puisque l’économie allemande se rétablit mieux que prévu, les exportations néerlandaises augmentent. C’est en fait la seule raison de ce résultat favorable temporaire. (…) Le point faible de l’économie néerlandaise reste le manque de confiance des consommateurs, ainsi que l’augmentation du chômage.

Selon le porte-parole du CBS, les Pays-Bas ‘dépendent trop de la situation de leurs voisins. Tant que les ménages néerlandais auront peu d’argent à dépenser, notre économie ne connaîtra pas une véritable croissance. Les ménages ne disposent pas de suffisamment d’argent pour nourrir une véritable croissance. (…) Ce malaise économique dure, enoutre, depuis des années maintenant. La consommation continue de baisser et cela ne va pas changer durant les années à venir. L’horizon est trop sombre pour cela’ ». L’éditorialiste du Telegraaf estime pour sa part que « ce genre de pessimisme relève d’une auto flagellation qui peut être lourde de conséquences. Si le consommateur perd encore un peu plus confiance, la récession sournoise que nous connaissons actuellement peut se transformer en récession dévastatrice ».

A SIGNALER

- Le Volkskrant note que « l’activiste russe Aleksander Dolmatov, arrêté le mois dernier après avoir participé à une manifestation contre Poutine, a demandé l’asile politique aux Pays-Bas ». Il est actuellement dans un centre de demandeurs d’asile aux Pays-Bas.

- Le Volkskrant retient (p. 2) que le gouvernement prévoit un dédommagement de 10 M€ pour les victimes de la fièvre Q (50.000 personnes contaminées en 2008-2009, 24 décès).

- La modification du rythme scolaire pour la prochaine rentrée est relevée par l’ensemble des médias : 1040 heures de cours annuelles au lieu de 1000 actuellement ; vacances scolaires d’été passant de 7 à 6 semaines.

Cette revue de presse ne prétend pas à l’exhaustivité et ne reflète que des commentaires ou analyses parus dans la presse néerlandaise, qui n’engagent en rien le point de vue propre de l’ambassade de France aux Pays-Bas.

Compte Twitter de l’ambassade :www.twitter.com/FranceinNL.

Dernière modification : 09/09/2014

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