Presse néerlandaise du vendredi 14 juin 2013

- Trouw : Report de la remise des diplômes.
- De Volkskrant : La Syrie utilise des armes chimiques, selon les Etats-Unis.
- AD Haagsche Courant : La fraude aux examens est une affaire de famille.
- De Telegraaf  : Démission De Graaf.
- Het Financieele Dagblad : La crise oblige la justice à traiter les faillites différemment.
- NRC-Handelsblad : La coalition veut économiser un maximum de 6 Mrds€.

* * *

Démission du président de la Première Chambre :

Le Telegraaf titre que le Président de la Première Chambre, M. Fred de Graaf, « démissionne à cause de la querelle » suscitée par l’organisation des cérémonies d’intronisation [voir RdP du 13.06]. Un communiqué figure ce matin sur le site du Sénat : "Le président de la Première Chambre, Fred de Graaf, a constaté que la discussion sur la méthode qu’il a utilisée pour composer la commission des personnes chargées d’accompagner le Roi lors des cérémonies d’intronisation perdure. Cela met son intégrité en cause. Il a donc l’intention annoncer dès la prochaine séance du sénat, le 18 juin, qu’il dépose ses fonctions". Les médias croient savoir qu’à l’issue d’une réunion avec les responsables du parti libéral, Fred de Graaf a également eu un entretien téléphonique avec le Premier ministre Mark Rutte. Les commentateurs supposent que le chef du gouvernement lui a demandé de prendre ses responsabilités pour éviter une polémique sur une affaire touchant la Maison Royale. Le Volkskrant note les réactions positives des présidents de groupes parlementaires de la Deuxième Chambre : « c’était la décision à prendre », commente le CDA. « Il a sauvé la face et évité un clash avec l’assemblée des Etats-Généraux. Sa position était de toute façon devenue intenable. Le président de la Première Chambre doit être impartial", a déclaré Emile Roemer pour le SP. Ce journal est d’avis que "cette démission n’a pas de conséquences pour la Présidente de la Deuxième Chambre, Anouchka Van Miltenburg". Il rappelle que M. De Graaf est membre du Sénat depuis 2003 et qu’il a accédé à sa présidence en 2011.

Démission d’une députée PvdA :

L’AD annonce que la députée PvdA, Mme Désirée Bonis, porte parole des affaires étrangères pour son parti, a décidé de quitter le parlement. Elle a expliqué que « la fonction de député n’a pas répondu à ses attentes ». Un différend important a été à la base de sa décision. Mercredi dernier, le Ministre des Affaires étrangères, Frans Timmermans (PvdA), a été mis dans l’embarras par Mme Bonis lors d’un débat à la Deuxième Chambre sur Israël initié par un comité civil présidé par l’Ancien Premier ministre M. Dries Van Agt. Aux yeux de Mme Bonis, M. Timmermans est resté trop passif vis-à-vis du gouvernement israélien et de sa politique de colonisation dans les territoires occupés. Elle lui accorde le bénéfice du doute, mais une motion a été déposée pour l’inciter à demander des comptes à l’Israël. A la grande frustration de Mme Bonis, le ministre, qui rendra visite à ce pays la semaine prochaine, a indiqué qu’il ne souhaite pas « partir avec un tel ordre de travail ». La députée PvdA reproche au gouvernement de trop suivre la ligne pro-israélienne du VVD. M. Timmermans et Mme Bonis « ont déjà eu des accrochages dans le passé, au moment de la question de la reconnaissance des territoires palestiniens comme état auprès des Nations unies ». A l’époque, Mme Bonis lui avait annoncé « qu’il devait choisir comment il voulait entrer dans l’Histoire ». Avant d’être députée, Mme Bonis a occupé les fonctions d’Ambassadeur des Pays-Bas en Syrie.

Investissements étrangers aux Pays-Bas :

Le Financieele Dagblad rend compte d’une étude réalisée par Ernst & Young sous le titre « Les Pays-Bas continuent d’obtenir de bons résultats sur les investissements étrangers » : en 2012, 161 projets ont été réalisés. En 2011, les Pays-Bas avaient réussi à attitrer 170 projets et entre 125 à 155 durant la période 2007-2010. Ils occupent la sixième place sur la liste des pays européens intéressants pour les investisseurs étrangers. Les investissements américains arrivent au premier rang, avec 67 entreprises. L’Allemagne est le principal concurrent des Pays-Bas. Ernst&Young relève que l’éducation et l’innovation sont le point faible des Pays-Bas.

La France dans la presse néerlandaise :

Le Volkskrant relève que « le PDG de France Telecom est soupçonné d’escroquerie ».

--------

Cette revue de presse est réalisée à partir des quotidiens suivants : Trouw (chrétien progressiste – 105.000 ex.) ; De Volkskrant (centre gauche – 262.000 ex.) ; AD Haagsche Courant (indépendant populaire – 430.000 ex.) ; De Telegraaf populaire – 605.000) ; Het Financieele Dagblad (financier - 62.500 ex.) ; NRC-Handelsblad (centre – 199.000 ex.)

Cette revue de presse ne prétend pas à l’exhaustivité et ne reflète que des commentaires ou analyses parus dans la presse néerlandaise, qui n’engagent en rien le point de vue propre de l’ambassade de France aux Pays-Bas.

Suivez nous sur www.twitter.com/FranceinNL

Dernière modification : 14/06/2013

Haut de page