Presse néerlandaise du vendredi 17 août 2012

- Trouw (chrétien progressiste) : La vie quotidienne en Syrie : essayer de survivre.

- De Volkskrant (centre gauche) : Roemer met du piment dans la campagne.

- AD Haagsche Courant (indépendant populaire) : Nouvelle affaire de fraude dans le bâtiment.

- De Telegraaf (populaire) : Estelle a menti pour défendre son petit ami [fait divers people]

- Het Financieele Dagblad : Une conseillère municipale néglige de déclarer des activités annexes [à Rotterdam].

- NRC-Handelsblad : Le SP a toujours eu des positions tranchées sur l’Europe. Soudain elles font peur.

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ACTUALITE INTERIEURE

Campagne électorale

Le NRC relève que « le chef de file du SP a choisi un journal d’affaires pour s’exprimer de façon très critique sur l’Europe. Le message n’est pas nouveau, mais dans la bouche d’un Premier ministre potentiel, l’impact est très fort. Dans la crise de l’euro, le SP a toujours suivi une ligne diamétralement opposée à la politique du gouvernement ». Le Volkskrant note que les déclarations d’Emile Roemer, « quatre semaines avant les élections, montrent bien que le SP et le VVD vont tout faire pour marquer leurs divergences de vues : Rutte est le gardien du trésor, convaincu que la dette ne doit pas augmenter, et Roemer est l’homme qui ne veut pas faire d’économies mais préfère investir ». Après avoir relevé les réactions négatives de l’ensemble des partis politiques - du PvdA qui estime peu raisonnable de brandir la menace d’un veto au D66 qui fustige le ‘populisme économique’ en passant par le ministre des Finances CDA qui insiste sur les effets bénéfiques, à terme, de la rigueur pour les Pays-Bas – les journaux relèvent plus particulièrement que « pour la première fois, Roemer est observé de l’étranger en tant que possible Premier ministre. Les agences de presse internationales ont répercuté ses propos. (…) Le ministre allemand de l’économie, en visite de travail hier à la Haye pour rencontrer son homologue M. Verhagen, s’est mêlé de la campagne, en dépit des usages internationaux (AD) : ‘ce qui est en jeu, c’est naturellement l’exemplarité. Il faut pouvoir attendre des Pays-Bas et de l’Allemagne ce que l’on attend de la Grèce. Il n’est pas bon de nier les règles. Pour sa propre économie comme pour celle de l’Europe’ ». Selon l’AD, « Roemer a été surpris par l’avalanche de critiques provoquée par son interview. (…) Hier, en fin d’après-midi, il a nuancé son propos : ‘Bruxelles n’a rien à gagner dans une lutte avec l’un des principaux contributeurs nets de l’UE. Tout le monde est convaincu que pour l’économie néerlandaise comme pour l’économie allemande, il est très important que l’économie redémarre. Si, en 2013, on dépasse légèrement la limite des 3%, il faudra expliquer que la situation économique est plus importante que le respect strict des règles’. Tous les concurrents de Roemer dans la bataille électorale guettent la première faute du roitelet du SP, qui a préféré distribuer des glaces à la tomate [ce fruit figure dans l’emblème du parti] au lieu de participer à des débats de têtes de listes et qui voit sa cote de popularité augmenter régulièrement. Ils ont formé un front critique uni contre lui, maintenant, il faut attendre les réactions dans les prochains sondages. »

AFFAIRES ECONOMIQUES

Chômage

« 100.000 chômeurs de plus en un an », titre le Volkskrant après la publication des chiffres du CBS (Bureau Central de la Statistique). « En juillet 2012, les Pays-Bas comptaient 510.000 chômeurs, contre 413.000 un an auparavant. Ces chiffres ne sont pas une surprise, mais ils montrent que la crise économique perdure, estime Ronald Dekker, spécialiste des questions de marché du travail à l’université de Tilburg. Depuis le début de la crise en 2008, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de plus de 200.000. Il faut remonter à 2005 pour trouver des chiffres comparables (482.000). En 1994, une pointe à 547.000 avait été enregistrée. Selon Dekker, le marché du travail est actuellement ‘plus robuste’, il y a davantage de salariés et surtout plus de foyers à double revenu. Si l’un des deux emplois disparaît, il en reste encore un. Cela attenue quelque peu les difficultés’. Son collègue de l’Université d’Amsterdam, Jules Theeuwes, s’inquiète de la proportion de demandeurs d’emplois dans la catégorie d’âge entre 25 et 45 ans. Ce groupe a enregistré 10.000 chômeurs supplémentaires le mois dernier, et il doit généralement faire face à des remboursements d’emprunts immobiliers et à des frais de scolarisation. (…) Les secteurs les plus touchés sont la construction (+58%), la santé (+31%) et les agences de travail intérimaire (+24%). Les régions les plus frappées sont l’Overijssel (centre/nord-est du pays) et la Zélande (sud-ouest). Selon le ministre des Affaires Sociales et de l’Emploi, Henk Kamp, l’économie européenne ‘traverse une période de gros temps et nous n’avons pas encore touché le fond. Cela s’applique également aux Pays-Bas, même si notre niveau de chômage reste pratiquement le plus faible d’Europe’. La seule méthode pour en sortir est de poursuivre l’assainissement de l’économie et des finances, a commenté le ministre VVD » (VK7).

Allocations sociales

Une étude du ministère des Affaires sociales fait apparaître que « Lesbénéficiaires d’allocations sociales font preuve de trop de dilettantisme », relève le Volkskrant (p.9). « 43% d’entre eux trouvent ‘important d’avoir envie’ de faire le travail qui leur est proposé. Près de la moitié estiment que le temps de voyage pour se rendre au travail ne doit pas être long. Ils ont une perception négative d’un emploi à temps partiel. Le secrétaire d’Etat Paul de Krom, qui a adressé jeudi ce rapport à la Deuxième Chambre, est d’avis qu’un changement de mentalité est nécessaire, aussi bien chez les allocataires que chez les employeurs et dans les services municipaux. L’étude montre en effet qu’un tiers seulement des allocataires sont inscrits dans une agence pour l’emploi. ‘Les services sociaux doivent les stimuler davantage à accepter un emploi à temps partiel’ ».

Cette revue de presse ne prétend pas à l’exhaustivité et ne reflète que des commentaires ou analyses parus dans la presse néerlandaise, qui n’engagent en rien le point de vue propre de l’ambassade de France aux Pays-Bas.

Compte Twitter de l’ambassade :www.twitter.com/FranceinNL.

Dernière modification : 09/09/2014

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