Presse néerlandaise du vendredi 6 août 2004

 

  • NRC Handelsblad
    d’hier soir : "Suppression de la ’bécasse de Zalm’ à partir du 1er janvier"
    (avantage fiscal introduit par Zalm et nommé d’après l’ancien billet de 100
    florins), "Le photographe Cartier-Bresson est décédé", "Le train augmentera de
    3,25 pour cent en janvier"
  • de Volkskrant
     : "Brusque regain de violence à Nadjaf - Un hélicoptère américain abattu"
    (synthèse de dépêches), "Des adolescents travaillent à des bombes
    informatiques" (création de nouveaux virus)", "Les grands ruminants broutent
    nos plantes rares" (gestion des parcs naturels)
  • Trouw
     : "La franchise ne sera pas efficace" (réduction du coût des soins), "Les
    Pays-Bas soutiennent la ligne dure contre les preneurs d’otages" (Irak)
  • Algemeen Dagblad
     : "On peut vaincre la leucémie infantile - ’Dans quelques années on guérira
    peut-être tout le monde’", "Drame dans un manège français" (incendie
    dans un centre équestre en Savoie), "Le prix du pétrole atteint un niveau
    record"
  • De Telegraaf
     : "Test de dépistage du sida dans les discos", "Bergeijk a échappé à une
    catastrophe", "Le prince Johan Friso s’appellera désormais le prince Friso"

 

* * *

 

Actualité internationale

Pays-Bas - Irak

" Le gouvernement des Pays-Bas prévient qu’au cas où des
ressortissants néerlandais seraient pris en otages en Irak, il ne cèdera jamais
aux exigences des ravisseurs
", relève le Trouw à la une. " La
ligne dure vis-à-vis des kidnappeurs est définie dans une déclaration des pays
qui ont stationné des militaires en Irak dans le cadre de la force
internationale. Les Américains ont diffusé le document hier
."

"Le ministère des Affaires étrangères à La Haye a confirmé
que les Pays-Bas prennent à leur compte le nouvel accord. ’Nous réaffirmons que
nous n’avons pas l’intention des négocier sur les revendications de
terroristes’, a dit une porte-parole. La déclaration prive d’emblée le
gouvernement de toute souplesse au cas où un Néerlandais serait pris en otage en
Irak."

"Le document des partenaires de la coalition a été rédigé sur
l’initiative des Bulgares, qui ont été confrontés au rapt de deux chauffeurs.
L’un est enterré depuis, le sort de l’autre est incertain."

"Les Pays-Bas ont actuellement
plus de 1 400 militaires dans le Sud de l’Irak", rappelle le journal chrétien
progressiste. "Le président du syndicat militaire AFMP, W. van den Burg, est
rentré d’une visite hier. Il déclare approuver la politique stricte du
gouvernement ; d’un autre côté, il espère que l’Etat fera une nouvelle
évaluation s’il se produit effectivement une prise d’otages. Selon Van den Burg,
les militaires ne redoutent pas les prises d’otages. ’Ils se trouvent dans des
bases en plein désert, qui sont difficiles à approcher’."

 

Actualité intérieure

Lutte contre le terrorisme

" Les services secrets recherchent
depuis peu les terroristes dans les banques de données informatiques des
bibliothèques et d’autres institutions
", annonce le Volkskrant à la
une. " Cette méthode, appelée data mining, vient d’Amérique. Le Service
général de renseignement et de sécurité (AIVD) espère détecter ainsi les
terroristes plus tôt
."

"L’AIVD peut avoir accès à des banques
de données sensibles pour la vie privée, par exemple d’hôpitaux et de banques.
Le service recherche en fonction de la nationalité, de l’âge, de la religion et
des intérêts des personnes, explique un porte-parole. C’est ainsi qu’il peut
voir dans une banque de données de bibliothèque qui a emprunté des livres sur
les explosifs."

"Aux
Etats-Unis, le data mining est une méthode reconnue depuis les attentats
terroristes du 11 septembre 2001. Il existe des technologies pour extraire des
faits pertinents de la quantité gigantesque de données personnelles. Ces
technologies étaient déjà employées à des fins commerciales."

De longs
développements sur le renforcement progressif des mesures antiterroristes et les
atteintes à la vie privée qu’il entraîne suivent en page 3 du même Volkskrant.
"Davantage de lutte contre le terrorisme, moins de vie privée."

 

Presse hebdomadaire

 

Elsevier ,
dans son dossier, constate qu’il ne reste plus grand-chose du consommateur
exubérant des années quatre-vingt-dix
 : "grâce à la récession, les Pays-Bas découvrent à quel point il peut être
payant, mais aussi agréable, de faire des économies." Manger moins souvent au
restaurant, pas de vêtements chers, différer l’achat d’un nouveau divan et faire
ses courses dans un supermarché bas de gamme, où l’on achète tout de même des
denrées relativement luxueuses, comme le steak d’autruche. Se vanter de ses
stratégies de consommateur économe auprès de ses amis fait partie du jeu. Seul
bien sur lequel on n’économise pas : la voiture. Les voisins pourraient penser
qu’on est vraiment pauvre !

Sous le titre "Le défi islamique", Gerry van der List
remarque que "le nombre de musulmans croît toujours aux Pays-Bas". "C’est
préoccupant, étant donné que leurs convictions religieuses sont souvent
contraires aux acquis et idéaux occidentaux." "Poser des règles claires, en
surveiller le respect, ne pas discriminer (que ce soit positivement ou
négativement), respecter la liberté d’association et d’expression, maintenir la
séparation de l’Eglise et de l’Etat, limiter l’immigration, promouvoir
l’intégration sociale et économique et faire confiance à l’influence
émancipatrice de la société de consommation séculière : voilà la meilleure
méthode pour faire face aux problèmes qui sont la conséquence des décennies
d’accueil irréfléchi de gens qui ont une culture totalement différente. Cette
approche ne garantit pas le succès, mais elle réduira probablement à la longue
le risque qu’un médecin se fasse frapper s’il tend la main, par politesse, à une
musulmane."

Selon HP/De Tijd , "les femmes veulent se marier". Dans
les années soixante-dix et quatre-vingts, le mariage était considéré comme le
summum de la bourgeoisie, mais ces temps sont révolus. Ce sont justement les
gens qui ont atteint la trentaine, qui ont réussi et qui sont financièrement
indépendants qui veulent couronner leur relation par le mariage, pour montrer à
leur entourage qu’ils ont aussi mené à bonne fin leur "projet amour".

Il y a aussi un reportage sur le Mont Blanc, "la montagne la
plus mortelle du monde", et Chamonix, "légendaire parmi les aventuriers de la
montagne". En 2003, le massif du Mont Blanc a fait trente morts, selon les
statistiques du Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne, et 650 blessés.
L’hélicoptère de sauvetage du peloton est entré en action 952 fois au total.
L’hebdomadaire indépendant cite par ailleurs des passages du livre Eiger
Dreams
, de John Krakauer : "Chamonix n’est rien de moins que la capitale
mondiale des sports mortels, avec une atmosphère de folie hébétée par
l’adrénaline."

Vrij Nederland ,
après le numéro double de la semaine dernière, s’accorde des vacances.

 

Economie,
Finances

 

Zalmsnip"

A partir du 1er janvier 2005, les communes n’auront plus le
droit d’accorder à leurs habitants une réduction de 45,38 euros sur les taxes
locales. Le "Zalmsnip", la bécasse de Zalm (une bécasse ornait le billet de cent
florins en usage en 1998, lorsque le ministre des Finances a introduit cet
abattement), avait pour but d’accorder un avantage fiscal de 100 florins aux
familles, par le biais de la taxe immobilière. Mais dans les années qui ont
suivi, de plus en plus de communes s’en sont servi pour soutenir financièrement
les revenus les plus bas et certaines ne l’ont même plus distribué, utilisant
les fonds fournis par l’Etat pour une "politique ciblée des minima". Selon le
ministre de l’Intérieur Remkes, qui a déposé à la Deuxième Chambre un projet de
loi portant suppression de cet avantage, les communes entravent ainsi la
politique des revenus du gouvernement.

La suppression du Zalmsnip
rapportera 325 millions d’euros au gouvernement ( NRC Handelsblad d’hier
soir p.1, De Telegraaf p.1, de Volkskrant p.3).

 

Affaires françaises 

 

Le Trouw (p.9) consacre encore un grand article
illustré à l’œuvre du photographe Henri Cartier-Bresson.

Sur le plan international, le journal chrétien progressiste
évoque la question rwandaise (p.7), en se référant notamment au professeur belge
Filip Reyntjens, expert du Rwanda, et à l’analyste français Gérard Prunier,
auteur d’un livre sur la crise au Rwanda. "Le Rwanda veut enquêter sur le rôle
de la France dans le génocide de 1994. La justice à Paris, de son côté, envisage
de poursuivre le président Kagame pour l’attentat contre son prédécesseur. Le
Rwanda veut-il seulement se venger ou bien la France a-t-elle vraiment joué un
rôle douteux ?"

 

Dernière modification : 20/08/2004

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