Presse néerlandaise du vendredi 7 octobre 2011

Trouw (chrétien progressiste) : L’énergie devient de jour en jour plus polluante et chère.

De Volkskrant (centre gauche) : Steve Jobs : l’e-Dieu [dessin de Collignon].

AD Haagsche Courant (indépendant populaire) : Le génie qui a changé notre vie [Steve Jobs].

De Telegraaf (populaire) : La somme forfaitaire [sur la facture] d’énergie va disparaître.

Financieele Dagblad : La crise renvoie les banques centrales dans la zone de tir.

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ACTUALITE INTERNATIONALE

Syrie

Le Volkskrant note que le ministre des Affaires étrangères néerlandais, Uri Rosenthal, a déclaré jeudi que « les Pays-Bas ne reconnaîtront pas encore le Conseil national de la Syrie. Le ministre veut d’abord obtenir plus d’informations sur la composition et les projets du Conseil ».

Russie

« A la demande expresse de la Deuxième Chambre, le Premier ministre Mark Rutte évoquera pendant sa visite en Russie la mort suspecte de l’avocat russe Sergej Magnitski. Celui-ci avait dénoncé une grande affaire de fraude. La Chambre insiste de plus en plus sur des sanctions à l’encontre de la Russie », relève le Volkskrant. Le Premier ministre se rend à Moscou sur l’invitation du président russe Dimitri Medvedev.

AFFAIRES EUROPEENNES

Vote sur l’élargissement du FESF

Le Financieele Dagblad rapporte qu’une large majorité de la Deuxième Chambre a voté hier en faveur d’une augmentation de la garantie néerlandaise dans le FESF, bien que les députés aient manifesté leur mécontentement sur le fait qu’ « on leur demande de voter pour un fonds dont le fonctionnement est encore incertain ». La garantie néerlandaise passera désormais de 55 Mds€ à 98 Mds€. Les partis de la coalition au pouvoir, le CDA et le VVD, ainsi que les partis de l’opposition, le PvdA, D66 et Groenlinks ont voté pour, tandis que le partenaire de soutien de la coalition, le PVV, a voté contre, de même que le SP et la ChristenUnie ». Le FD relève que le ministre des Finances, Jan Kees De Jager, a dû promettre que la Chambre aura sa voix au chapitre, en séance plénière, sur la création définitive du FESF et les adaptations éventuelles qui pourraient se présenter plus tard. De Jager a répété, qu’en principe, les Pays-Bas ne sont pas contre le fait d’élargir davantage le Fonds d’urgence : « Mais dans ce cas, l’augmentation doit faire partie d’un paquet de mesures qui inclut une meilleure discipline budgétaire et davantage de pouvoir de compétitivité pour les pays faibles de la zone euro ». Le quotidien financier précise qu’il n’est pas encore clair quand le gouvernement soumettra le deuxième paquet d’aide à la Grèce aux députés. De Jager a expliqué que cela dépendra de la Grèce : « ce pays n’a pour le moment pas atteint les objectifs imposés pour réduire son déficit budgétaire ».

Crise de l’euro

L’AD relève que « l’Europe se prépare de plus en plus à une faillite grecque. Des banques plus fortes et un fonds d’urgence renforcé doivent éviter que l’incendie se propage vers des pays plus grands, tels que l’Italie et l’Espagne. Pour l’universitaire Harald Benink, la dette grecque est intenable, mais l’Europe n’est pas encore prête pour une faillite contrôlée ». Dans le même article, l’AD met sous encadré que « la commune de Dordrecht a retiré hier 11 M€ de son compte chez Dexia ».

ACTUALITE INTERIEURE

Curaçao

L’AD évoque l’avertissement du représentant officiel de Curaçao aux Pays-Bas, Sheldry Osepa, à l’égard du gouvernement. M. Osepa indique que « l’ambiance anti-néerlandaise sur Curaçao pourrait dégénérer si les Pays-Bas s’immiscent trop dans les affaires de l’île ». Le quotidien explique que « ces derniers mois, les relations entre les Pays-Bas et Curaçao se sont détériorées, notamment après la parution, la semaine dernière, du rapport de la commission Rosenmöller sur le manque d’intégrité de certains fonctionnaires et d’instituts sur l’île. De plus, des compte rendus d’une réunion ministérielle néerlandaise, qui relatent des menaces d’intervention sur l’île, ont fuité vers un journal antillais. La Deuxième Chambre exige du Premier ministre qu’il envoie la police judiciaire à Curaçao.

Cannabis

Le Telegraaf réagit au projet du gouvernement de mettre le cannabis avec un taux THC au-delà de 15% sur la liste de drogues dures [RdP du 6/10]. Cette mesure toucherait surtout le cannabis cultivé aux Pays-Bas [Nederwiet]. Le spécialiste Heuvink de Trimbos souligne dans le journal populaire que « le cannabis est un produit naturel. Une partie de cette plante peut comporter plus de THC que l’autre partie. Le contrôle du taux de THC demandera beaucoup de main-d’œuvre, de temps et d’argent ». Dans le Volkskrant, Raoul du Pré évoque « le côté hypocrite de la politique néerlandaise en matière de drogues douces. (…) Le « nederwiet » n’est désormais plus une drogue douce. L’interdiction d’un joint fort semble logique. Mais que faire de la politique de tolérance ? Les détracteurs du projet ont raison de souligner le côté ambigu de la politique de tolérance. A la porte de devant [des coffeeshops], l’Etat ferme les yeux, mais à la porte de derrière, où les coffeeshops s’approvisionnent, il est tout simplement interdit de s’approvisionner. La culture de cannabis est illégale. Les coffeeshops ne peuvent pas contrôler le cannabis avant que celui-ci se trouve dans la boutique puisque ce n’est que dans la boutique que l’Etat tolère la présence de cannabis. Le gouvernement veut donc contrôler la qualité d’un produit illégal. Jusqu’où ira l’hypocrisie ? La politique de tolérance n’en sera que plus incohérente. Aussi longtemps que le gouvernement refusera de légaliser la culture du cannabis - ce qui permettrait de mettre l’approvisionnement des coffeeshops sous surveillance - la politique en matière de drogue continuera à tourner en rond ». Le Telegraaf précise à ce sujet que « les coffeeshops ont le droit de détenir 500 gr de cannabis. Le reste est de ce fait invisible ».

SGP

Sous le titre « La récolte du SGP » le Volkskrant (p11) énumère les dix concessions que le gouvernement a fait à ce petit parti protestant orthodoxe pour obtenir le soutien de celui-ci au Sénat [1 sénateur] afin de s’assurer d’une majorité pour le changement prévu de la loi sur l’aide sociale.

Cette revue de presse ne prétend pas à l’exhaustivité et ne reflète que des commentaires ou analyses parus dans la presse néerlandaise, qui n’engagent en rien le point de vue propre de l’ambassade de France aux Pays-Bas.

Dernière modification : 07/10/2011

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