Revue de la presse néerlandaise du 18 avril 2002

span style="mso-ansi-language:NL">NRC-Handelsblad
 :
Départ
de van Baal après des pressions politiques

Volkskrant
 :
De Grave ouvre l’offensive contre la Défense 

Trouw
 : Kok veut rendre visite aux familles de Srebrenica, Le
commandant en chef cède aux pressions de De Grave 

span style="mso-ansi-language:NL">Algemeen
Dagblad :
Fuite
fiscale d’Ahold

span style="mso-ansi-language:NL">Telegraaf
 :
Démission
de Van Baal

Deux
jours après la démission du gouvernement Kok II, c’est la démission du
commandant en chef de l’armée de terre qui fait la une des journaux.

Trois
grandes questions intérieures dominent encore la presse ce matin : la démission
du général van Baal, le débat parlementaire sur la démission du
gouvernement, et la liste des sujets sensibles que sont en train d’établir
les parlementaires.

Dossier
du jour : Démission du général Van Baal

Le Volkskrant
précise que c’est sous la pression du ministre de la Défense M. De Grave
que le commandant en chef de l’armée de terre a été contraint de démissionner :
" selon ses propres termes, il ne pouvait plus assumer ses responsabilités
à la tête de l’armée de terre depuis la parution du rapport du NIOD ".

" Le
NIOD ", rappelle ce quotidien, " accuse les officiers supérieurs
de l’armée de terre d’avoir communiqué des informations imprécises et
tardives à la direction politique de la Défense pendant et après la chute de
Srebrenica . Cet institut a refusé, précise l’Algemeen Dagblad, lors
d’un entretien avec le ministre de la Défense, de dégager le Général Van
Baal d’une responsabilité portée, à ses yeux, par l’ensemble des cadres
de l’armée de terre, et pas seulement par le commandant en chef de l’époque.

 Le
ministère recherche actuellement, ’à qui s’applique ce reproche de
mauvaise volonté’, a expliqué M. De Grave dans une lettre adressé à la
Deuxième Chambre.

Selon
des informations internes du ministère de la Défense, " il n’est pas
simple d’établir ’la liste noire’, puisque beaucoup d’officiers désignés
par le NIOD ne sont plus en fonction. Le fait que certains officiers étaient à
l ’époque placés sous le commandement des Nations Unies 
complique également la situation ".
" La Deuxième Chambre a appris avec satisfaction le départ de Van Baal ",
note le Volkskrant.

Le Général
Van Baal " a expliqué à son personnel qu’il n’est pas parti de son
propre gré ". Il aurait préféré avoir la possibilité de
s’expliquer lors d’une enquête parlementaire, " dans la pleine
responsabilité de ses fonctions ". Le Ministre " ne lui en a pas
laissé l’opportunité. Il trouvait que le son départ était nécessaire, de
préférence de son propre chef. Faute de quoi il était menacé de limogeage. 
De Grave n’était pas favorable à l’enquête d’intégrité réclamée
par le général Van Baal ". Le Telegraa f
souligne que " le Général Van Baal paraissait très affecté hier matin ",
et ajoute que " le NIOD n’a pas grand chose à lui reprocher
personnellement. Il était commandant en chef adjoint, sous le Général Couzy,
qui, dans le rapport, est présenté
comme le principal responsable de ’la mauvaise volonté’ à communiquer ".

L’ ditorialiste
du grand quotidien populaire est d’avis que le ministre de la défense " pouvait
difficilement éviter, après les critiques prononcées par le NIOD à l’égard
des habitudes d’étouffoir de l’armée de terre, 
de contraindre le commandant en chef de l’armée de terre de démissionner ".
Pourtant, " la situation est gênante. Le directeur du NIOD a
explicitement déclaré dans le passé que Van Baal n’était pas responsable de
cette ’culture d’étouffoir’ et expressément désigné le Général Couzy ".
Le Telegraaf décrit le général Van Baal comme " un éminent cadre de
l’armée, soucieux de la
moderniser, ne craignant pas de prendre des risques, et possédant un sens aigu
de la politique, ce que l’on ne peut malheureusement pas dire de tous les
militaires. Cet homme mérite des
éloges pour avoir décidé, après quelques protestations, de démissionner
volontairement. Un long conflit entre lui et le ministre n’aurait été bon
pour personne ". 

" Après
la chute du gouvernement, visiblement, on attendait aussi un ’grand geste’
de la part de l’armée ", constate l’éditorialiste
du Volkskrant
. " En effet, Van Baal n’est pas tombé à cause de ce
qu’il a fait ou négligé de faire. ...Van Baal, comme 
s’il portait une responsabilité ministérielle, est donc considéré
comme responsable de la mauvaise communication entre l’armée de terre et le
ministre dans le passé. Pour cette raison, on peut placer un point
d’interrogation en face de cette démission. Toutefois, on peut également
donner une interprétation positive de la situation : elle initie peut-être
une période de relations plus saines entre ministre de la Défense et direction
de l’armée ".

Affaires intérieures

Débat parlementaire sur la chute du gouvernement

L’ensemble
de la presse rend compte, à la une ou en page de politique intérieure, du débat
qui s’est tenu hier à la Deuxième
Chambre
à la suite de la démission
du gouvernement
.

Le Trouw
note qu’il s’est ouvert par une longue " discussion de procédure "
avant de s’animer lorsque a été abordée la question de la responsabilité
du le drame de Srebrenica.

PvdA,
VVD et CDA ont eux aussi reconnu avoir leur part de responsabilité dans cette
question au cours du débat. " Presque tous les partis représentés à
la Deuxième Chambre, ont donné leur accord à l’envoi de militaires en
Bosnie : le CDA, le PvdA, le VVD, et également Groen Links ",
rappelle le journal chrétien progressiste, qui précise qu’en " 1993
les Pays-Bas avaient un Premier ministre et un ministre des affaires étrangères
CDA ". " Tous les groupes parlementaires ont exprimé leur respect
pour la décision du gouvernement de tirer des conséquences politiques du
rapport du NIOD ".

Le
Premier ministre a répété les motifs de sa décision : " cette décision
ne peut interprétée autrement que comme l’expression de notre profond
regret. Nous regrettons profondément que la communauté internationale n’ait
pas été en mesure de faire ce que les personnes touchées pouvaient
raisonnablement attendre d’elle ". Le Premier ministre a souligné
qu’il " ne fallait pas confondre l’expression de regrets et le problème
de la faute, qui incombe entièrement au général bosno-serbe 
Mladic, dont les troupes ont dévasté l’enclave avant d’assassiner
des milliers d’hommes musulmans ". M. Kok a également fait part de son
désir de se rendre à Srebrenica pour s’entretenir avec les familles des
victimes du massacre de 1995 ; il ignore encore comment organiser cette
visite, a-t-il indiqué : " la dernière chose que je souhaite est
d’aller faire pénitence de façon démonstrative, accompagné d’une horde
de journalistes ".

" La
Chambre tiendra la semaine prochaine un débat consacré aux conclusions du
rapport du NIOD, annonce le Trouw. " Il a également été décidé hier
de s’orienter vers une enquête parlementaire (courte). Une commission devra
indiquer avant le débat à quelles questions cette enquête devra répondre.
Celles-ci ne devront pas figurer çà l’ordre du jour du débat avec le
gouvernement ".

Sylvain
Ephimenco
, dans sa rubrique politique, remarque avec
une certaine ironie que " dans la presse étrangère ", il a trouvé
des commentaires " où l’on s’interrogeait sur la chute du
gouvernement néerlandais. Contrairement à ce que veulent faire croire certains
commentateurs locaux et les personnes concernées, le ’grand geste kokien’
ne serait pas si pur qu’il y paraît. On imagine par exemple, que sa décision
pourrait être motivée par des questions politiques interieures et pas
seulement par des motifs moraux. En d’autres termes, Wim Kok ment un peu et
nous fait prendre des vessies pour des lanternes. Mon Dieu, que de mauvaises
langues dans ces méchants pays étrangers ! ".

Liste des sujets sensibles : remplacement du F16

Le Volkskrant
annonce que " la Christen Unie aide le PvdA à bloquer le JSF ".

Selon
le quotidien de centre-gauche, " le gouvernement ne pourra pas signer
avant le 26 avril le memorandum of understanding 
avec les autorités américaines ". Le président du groupe
ChristenUnie, VanMiddelkoop, lui-même favorable à la participation néerlandaise au
projet JSF, estime que le PvdA " est dans son droit " lorsqu’il
demande à ce que cette question figure sur la liste des sujets sensibles, et va
lui apporter son soutien. 

La
secrétaire du groupe PvdA, Sharon Dijksma, va donc demander lors de la réunion
des secrétaires prévue aujourd’hui que la question du JSF figure parmi les
sujets qui ne peuvent plus être traités par un gouvernement démissionnaire,
explique le Volkskrant. " Le VVD et le CDA estiment pour leur part que la
décision du gouvernement est suffisante, puisque ’la Chambre n’a pas fait
opposition’ durant le débat déjà
consacré à la question ". 

" L’entourage
de Mme Jorritsma pense que la ministre va proposer au gouvernement de demander
à la Chambre de se prononcer sur la décision JSF. 
Indépendamment du fait que les ministres PvdA risquent de se montrer réticents,
prédit le Volkskrant, cette demande va se heurter à un refus de la majorité
des députés : PvdA, D66, Groen Links, ChristenUnie et SP, qui ne voudront
pas s’exprimer devant un gouvernement démissionnaire ".

Métro
d’Amsterdam

Selon
le Trouw , la mairie d’Amsterdam va
disposer de " 20,5 millions d’Euros supplémentaires pour la
construction de la ligne nord-sud, grâce à la modification d’un accord passé
avec le ministère des transports ". La capitale effectuant des travaux
destinés à améliorer la qualité des transports en commun, elle va pouvoir bénéficier
d’une subvention réservée à l’entretien et l’amélioration des
infrastructures.

Le
porte-parole de la mairie, G.Dales, a annoncé que le bouclage du financement
des travaux s’était ainsi rapproché.

Affaires françaises

Le
film Huit femmes est évoqué de façon positive.(Trouw 21- Telegraaf 25 –
Volkskrant Kunst - Algemeen Dagblad UIT).

Le
Trouw et le Telegraaf suivent la campagne électorale, le premier en constatant
que les 35 heures ne sont pas un thème de campagne, le deuxième en faisant un
portrait d’Arlette Laguiller.

Dernière modification : 21/04/2010

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