Situation économique et financière

Fortement dépendants du commerce international (5ème exportateur mondial en raison notamment des importantes réexpéditions de biens), les Pays-Bas ont subi de plein fouet la crise économique et financière, entrainant le gouvernement dans la mise en œuvre à partir de 2012 d’un programme de réformes structurelles pour renforcer la compétitivité et de consolidation budgétaire pour restaurer les comptes publics. La reprise de l’activité aux Pays-Bas, tirée par les exportations depuis 2014, s’étend à la consommation et à l’investissement domestique dans un contexte d’importante reprise du marché immobilier : la croissance a atteint un pic de +3,2% en 2017 après +2,2% en 2016 et de 2,3% en 2015. Les perspectives de croissance, comprises entre +2,5 et +2,9% en 2018 restent favorables. Elles sont cependant très exposées aux incertitudes sur l’environnement international liées au Brexit et à la politique commerciale américaine, tout comme au risque croissant de pénurie de main d’œuvre, alors que le taux de chômage, descendu sous les 5% en 2017, poursuit sa décrue. L’économie néerlandaise reste par ailleurs caractérisée par un taux d’endettement privé très élevé (220% du PIB).

Les Pays-Bas sont sortis en juin 2014 de la procédure pour déficit excessif sous laquelle ils avaient été placés en 2009. Depuis les finances publiques néerlandaises ont poursuivi leur rétablissement : après +0,4% en 2016, l’excédent budgétaire a atteint +1,1% du PIB en 2017 et devrait se maintenir autour de +0,5% en 2018. La dette publique est descendue en 2017 à 56% du PIB, sous le seuil des 60% pour la première fois depuis 2010, et devrait s’établir à 52,1% en 2018. Porté par la reprise, le gouvernement a entamé à partir de 2016 une politique d’utilisation prudente des marges de manœuvres budgétaires, poursuivie par la nouvelle coalition de centre droit au pouvoir depuis octobre 2017 : le nouveau contrat de coalition prévoit des dépenses supplémentaires de 7,9 Md EUR et des allégements fiscaux de 6,6 Md EUR d’ici 2021, qui doivent contribuer à la croissance sans remettre en cause l’équilibre budgétaire. Les principaux défis du nouveau gouvernement résident dans les domaines de la transition énergétique, du marché du travail, de la fiscalité, du système des retraites et de la santé.

Dernière modification : 15/08/2018

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